« Nous investissons 100 millions de dollars par an dans le sport »

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Pour la deuxième fois d'affilée, l'Espagnol Alberto Contador remporte le Tour de France, mettant sur le devant de la scène les couleurs de son équipe kazakhe Astana. La formation cycliste porte le nom de la nouvelle capitale du Kazakhstan, née en 1998. « Nous avons créé l'équipe il y a cinq ans car nous avions de jeunes coureurs prometteurs, comme Alexandre Vinokourov. Nous l'avons baptisée Astana du nom de la ville qui symbolise le nouveau Kazakhstan », indique à « La Tribune » Kairat Kelimbetov, à la tête de Samruk Kazyna, le holding qui sponsorise l'équipe cycliste. Longtemps, les problèmes de dopage ont collé à la peau d'Astana. Il faut dire que le Kazakhstan est venu financer l'équipe d'Alexandre Vinokourov, après le lâchage de l'assureur américain Liberty en raison de problèmes de dopage. Ainsi, en 2006, l'équipe ne peut pas participer au tour de France, un trop grand nombre de ses coureurs ayant été mis en cause dans l'affaire Puerto. En 2007, l'équipe quitte le Tour, Alexandre Vinokourov ayant été contrôlé positif. En 2008, Astana n'est pas autorisée à participer à la Grande Boucle. « Il n'y a plus eu aucun problème depuis deux ans. Nous avons réglé cela. Et l'année dernière, nous avons changé entièrement le managament et stabilisé le budget et l'équipe », rétorque le patron de Samruk Kazyna. Principaux départs, l'ancien manager sportif Johan Bruynneel et Lance Arsmtrong, qui ont créé l'équipe Radioshack. financé sur fonds publicsAvec un budget annuel de 15 millions d'euros, Astana est financée par des fonds publics. Le holding Samruk Kazyna a été créé il y a deux ans pour chapeauter sous une étiquette commune quelque 400 entreprises issues de secteurs que le gouvernement n'a pas souhaité privatiser, comme l'uranium, l'énergie, l'électricité, les banques ou le rail. « Le groupe aujourd'hui pèse 25 milliards de dollars », explique le PDG. Le Kazakhstan, où Total, Thales, Sanofi ou Areva ont déjà des activités, mise sur le sport pour se promouvoir hors de ses frontières. « Outre l'ambition sportive, l'objectif est de développer des relations politiques bilatérales intéressantes. Nous investissons depuis deux ans 100 millions de dollars par an dans le sport », indique Kairat Kelimbetov. Outre le cyclisme, le holding sponsorise aussi du hockey sur glace, du football, du tennis (Yaroslava Shvedova a remporté le double dames de Wimbledon cette année) et de la boxe, très populaire dans le pays. Kairat Kelimbetov a profité donc de son séjour à Paris pour rencontrer des conseillers du gouvernement, et des entreprises comme Alstom ou la Société Généralecute; Générale.Sandrine Cassini

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