Steve Ballmer, le tempétueux PDG de Microsoft tire sa révérence

Bouillonnant. Le terme s'impose dans quasiment toutes les biographies de Steve Ballmer disponibles. Une réputation que sa danse de joie lors d'une conférence avec ses employés, ou encore ses cris lors d'une autre réunion publique, vus des millions de fois sur YouTube, ne pouvaient que confirmer.Le "bouillonnant" Steve Ballmer, donc, annonce donc ce vendredi son départ de Microsoft d'ici douze mois."Il n'y a jamais de moment idéal pour ce type de transition, mais c'est le bon moment", écrit le patron de l'entreprise américaine dans une lettre aux employés rendue publique par la compagnie. Un départ "dans le meilleur intérêt" du groupe, officialisé quelques semaines après l'annonce d'une vaste réorganisation. >> Ballmer secoue énergiquement le "mammouth" MicrosoftUn PC dans chaque foyerAprès plus de 33 ans au sein de Microsoft dont 13 à diriger le groupe, Steve Ballmer, 57 ans, laisse conclu sa carrière sur un bilan mitigé. Certes, comme il le souligne lui-même, la croissance du groupe est impressionnante. A son arrivée dans ce qui n'était alors qu'une start-up, en 1980, la compagnie créée par son camarade de Harvard, Bill Gates, ne compte que 30 employés et réalise déjà 7,5 millions de dollars de chiffres d'affaires. Trente ans plus tard, ses recettes s'élèvent à 78 milliards de dollars, et ses employés sont plus de 98.000 dans le monde entier. Entre temps, l'objectif de Bill Gates "un PC sur chaque bureau, dans chaque foyer", a contribué à faire exploser les compteurs. Non sans quelques désagréments judiciaires, Microsoft ayant été soupçonnée d'imposer un monopole. Chute de 40% sur le NasdaqMais, depuis que Steve Ballmer est devenu PDG du groupe, sa valeur boursière a chuté de 40%, soulignent aussi plusieurs analystes. L'arrivée des tablettes et autres smartphones associée à la "maturité" du marché des PC est passée par là.Fortune personnelle : 16 milliards de dollars De son côté, L'ancien employé de chez Procter & Gamble, qui a abandonné ses études à Stanford mais, contrairement à Bill Gates a persévéré à Harvard, est devenue l'une des 50 personnes les plus riches au monde. Selon l'indice Bloomberg, sa fortune personnelle s'élève à 16 milliards dollars, moins d'un quart de celle du fondateur de Microsoft. La successionL'entreprise, elle, poursuivra sa réorganisation annoncée en juillet. Plusieurs "vétérans" ont été débarqués notamment le patron de la recherche et de la stratégie, Craig Mundie, et de Kurt DelBene, celui de la division Office, chez Microsoft depuis plus de 20 ans. Reste à John Thompson, administrateur indépendant, se chargera du recrutement de son successeur avec un comité incluant le fondateur de Microsoft, Bill Gates. Le bal est ouvert. 

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