Le patronat britannique s'inquiète de la rigueur du plan Cameron

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Dans les couloirs de la conférence annuelle de la Confédération des industries britanniques (CBI), ses membres piaffaient lundi d'impatience. Moins d'une semaine après l'annonce des drastiques réductions budgétaires par le chancelier de l'échiquier George Osborne, les entrepreneurs du pays se réunissaient en effet pour confronter leurs attentes aux propositions du Premier ministre David Cameron, invité de marque du jour. Avant le début des débats, le directeur général de la CBI Richard Lambert avait indiqué la teneur de leurs inquiétudes : « Le commerce et le secteur privé seront les deux principaux moteurs de la croissance. (...) Mais où allons-nous créer des emplois pour contrebalancer les réductions dans le service public ? Les entreprises peuvent investir où elles veulent et elles se demandent pourquoi elles devraient choisir le Royaume-Uni pour le faire ? » Selon un sondage réalisé par la CBI auprès de ses membres, ceux-ci estiment que le climat britannique des affaires « pénalise leur compétitivité », principalement face à des pays comme la Chine ou l'Inde. « Soutenir » les entreprisesLes entrepreneurs prévoient également que moins de 10 % des firmes du secteur des services maintiendront leur siège au Royaume-Uni d'ici cinq ans, même si 12 % d'entre eux n'auraient pas encore fait leur choix sur cette question. Afin d'influencer ces indécis, le chef du gouvernement a voulu exprimer son désir de « soutenir » les entreprises nationales et de favoriser « un nouveau dynamisme économique ». « Les nouveaux emplois, les nouveaux produits, les nouvelles idées qui nous tireront naîtront dans les usines et dans les bureaux que vous possédez, pas dans les couloirs du gouvernement. » Pour appuyer ses propos, le secrétaire d'État au Commerce, Vince Cable a promis dans la foulée une évolution des lois sur la concurrence, afin de faciliter le dépôt de plainte et accélérer la tenue des enquêtes.Trente milliards de livres sterling (35 milliards d'euros) seront parallèlement investis dans des projets de transports, alors que David Cameron dit vouloir attirer des investissements publics et privés de 200 milliards de livres sterling au cours des cinq prochaines années pour améliorer les infrastructures transports. La confiance dans ces déclarations et ces promesses pourrait être largement entamée ce mardi lors de l'annonce du PIB de juillet à septembre : les analystes attendent un recul de l'économie d'environ 0,4 %.

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