Quand PSA s'associe à la recherche publique pour mieux prévoir l'avenir de l'automobile

Dans un rapport publié en 2004, l\'OCDE pointait que \"comparées à celles d\'autres pays, les performances de la France en matière d\'innovation ne sont que moyenne. L\'économie et la société française ne tirent donc pas entièrement profit d\'un investissement public dans la recherche qui, lui, est relativement élevé\". Depuis, les coopérations entre laboratoires de recherche publics et entreprises privées se sont accélérées. Dans le domaine de l\'automobile, le constructeur PSA Peugeot-Citroën a bien cerné l\'intérêt qu\'il pouvait tirer de tels partenariats et s\'associe de plus en plus à des départements de recherches publics. La dernière initiative de ce type date de vendredi et a pris forme à Bordeaux.Le premier Open Lab en sciences humaines et socialesDans le cadre de sa démarche d\' \"Open Innovation\", PSA s\'associe avec le CNRS et l\'Université Montesquieu de Bordeaux pour créer un Open Lab \"Competitive Intelligence\". Les salariés du département \"Recherche et Développement\" de l\'entreprise automobile travailleront conjointement avec des professionnels du GREThA (Groupe de recherche en économie théorique et appliquée), une unité de recherche en sciences économiques rattachée au CNRS et à l\'Université Bordeaux IV. Ce rapprochement permettra une mise en commun des équipes de recherche et des moyens expérimentaux.La particularité de cet Open Lab ? Il s\'agit du tout premier du genre dans le domaine des sciences humaines et sociales. Les trois axes de recherches s\'articulent ainsi : intelligence technologique et veille stratégique; dynamique industrielle de la filière automobile et économie de la mobilité.Une stratégie initiée en 2010, inspirée de l\'aéronautiqueCette stratégie \"Open Labs\" de renforcements de ses partenariats scientifique avec des laboratoires publics en pointe à travers le monde a débuté en 2010. Le but pour PSA ? Etre au plus près des futures découvertes scientifiques et pouvoir prévoir au mieux les évolutions majeures de son domaine d\'activités. En d\'autres termes, avoir \"un coup d\'avance\" sur la concurrence. Ce genre d\'initiative représente un outil de décloisonnement des mondes académiques et industriels.PSA avait déjà acté deux partenariats \"Open Labs\" en 2011 : l\'un avec Institut de la Science en mouvement (ISM) de Marseille et l\'autre avec le Laboratoire de l\'Intégration du Matériau au Système (IMS) de Bordeaux.Cette stratégie est inspirée de celle suivant la même logique auparavant mise en place dans le domaine aéronautique. Airbus France avait par exemple renforcé dès 2006 sa coopération avec des unités de recherches toulousaines impliquées dans le domaine de l\'avionique modulaire intégrée (qui a trait aux calculateurs des avions). Les Universités Toulouse 1 et 3 ainsi que le CNRS participaient alors déjà à ce partenariat baptisé Airsys (pour Architecture et Ingénierie des Systèmes).

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