Comment Oleg Deripaska a conquis Paris

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On le disait trop sulfureux. Interdit de séjour aux États-Unis. Exclu du forum de Davos pendant des années. Sujet de multiples poursuites judiciaires. En Grande-Bretagne, sa tentative d'introduction en Bourse à l'été 2007 avait tourné court. Mais toutes les portes ne lui ont pas été fermées. Car Oleg Deripaska s'est construit discrètement un efficace réseau de relations en France. « L'introduction à la Bourse de Paris de son groupe est une vraie reconnaissance pour ce battant, qui n'a jamais baissé les bras », témoigne Marie-Hélène Bérard, PDG de MHB SA, une société d'investissement conseil sur les pays de l'Est. Cette ancienne conseillère de Jacques Chirac fréquente le Russe depuis longtemps : en janvier 2004, elle a monté un coup avec lui, en faisant venir la troupe du Bolchoï au théâtre de Versailles pour une représentation privée, suivie d'un souper, auquel étaient conviés 500 invités. Depuis, elle l'a introduit dans l'establishment parisien. Lui présentant par exemple Louis Schweitzer, Hélène Carrère d'Encausse et Michel Pébereau, le président de BNP Paribas. Depuis, la banque française est devenue un fidèle soutien de Deripaska. Quant à Jean Lemierre, aujourd'hui conseiller de BNP Paribas, il connaît lui aussi très bien le milliardaire russe : en 2006, l'ancien président de la Berd avait octroyé un prêt à Rusal, après un dîner de cinq heures en tête-à-tête? Le Russe sait apprécier cette « french touch » : en 2007, il a financé à Moscou l'équivalent de l'ENA russe. Récemment, Jacques Chirac lui a adressé le livre de ses mémoires dédicacé. éric Chol

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