Lehman Brothers propose de mieux indemniser ses créanciers

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Plus de deux ans après sa faillite, Lehman Brothers a proposé mercredi un nouveau plan pour indemniser ses créanciers. Déposé auprès du tribunal des faillites de l'État de New York, ce projet vise à convaincre les créanciers obligataires, jusqu'à présent réticents aux propositions de l'ancienne quatrième banque d'affaires américaine. Menés par le puissant hedge fund Paulson & Co et par la caisse de retraite des fonctionnaires de Californie, ils s'estimaient défavorisés aux profits des autres créanciers, et notamment des grandes banques avec lesquelles Lehman Brothers avait travaillé sur le marché des produits dérivés. Ils avaient alors fait des contre-propositions, qui engendreraient, selon la banque, « une opposition et des litiges significatifs, provoquant une hausse des dépenses et de nouveaux délais ». Dans le cadre de ce nouveau projet, les détenteurs de créances non garanties recevront en moyenne 21,4 % des sommes qui leur étaient dues, contre seulement 14,7 % précédemment. Mais tous les créanciers doivent accepter ce plan et donc renoncer à mener une action en justice. Si l'un d'entre eux refuse, tous ne percevront plus qu'entre 15 % et 17 % de leurs demandes. Une fois ces accords et l'approbation du juge des faillites obtenus, Lehman Brothers pourra débuter les paiements.Cessions d'actifsL'ancienne banque d'affaires s'estime en mesure de reverser 60 milliards de dollars, soit 2,6 milliards de plus qu'en septembre dernier. Cela représente 18,6 % des 322 milliards de dollars réclamés par les créanciers. Ces sommes ont notamment été levées par des cessions d'actifs. Nomura a ainsi racheté pour 2 milliards de dollars des activités clés en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. Et Barclays a acquis celles aux États-Unis, pour un montant de 1,75 milliard.Depuis la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, la plus importante de l'histoire des États-Unis, environ 1 milliard de dollars ont été dépensés pour détricoter l'important maillage financier et déterminer quelles sommes les créanciers pouvaient réclamer. Plus de deux tiers des demandes ont été rejetées. Jérôme Marin, à New York

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