Les bulles pétillent à Angoulême

Cette année encore, les bulles vont pétiller au Festival d'Angoulême de la bande dessinée, qui ouvre ses portes mercredi aux professionnels et jeudi au grand public. Selon les chiffres de « Livres Hebdo » non définitifs pour l'année 2009, la BD à l'instar de l'édition jeunesse est en croissance. Certes, on est loin de l'année 2005, cru exceptionnel pour la BD, mais 2009 devrait voir les ventes d'album croître de plus de 1 %. Ce chiffre ne tient pas compte du dernier trimestre particulièrement porteur pour le secteur car il inclut Noël. En 2008, le chiffre d'affaires de la BD a atteint 320 millions d'euros. état des lieuxSelon l'Association des critiques et journalistes de bande dessinée (ACBD) qui a dressé un état des lieux sur le déclaratif des éditeurs, c'est « Astérix » et l'album publié pour ses 50 ans qui monte sur la première marche du podium des meilleures ventes de l'année. Il a bénéficié d'un tirage exceptionnel de 1,2 million d'exemplaires, qui se sont écoulés comme des petits pains. Chaque année voit le marché tiré par une valeur sûre. En 2008, c'était « Titeuf ».Au niveau de la production, la bande dessinée qu'on dit souvent saturée marque le pas. « 2009 : une vitalité en trompe-l'oeil », s'interroge l'ACBD ? L'an dernier, 4.863 albums ont été publiés, en hausse de 2,4 %. Pour la quatorzième année consécutive, le marché est à la hausse même si 2009 marque un fort ralentissement comparé aux 10 % de croissance de 2008. Pour Gilles Ratier, secrétaire général de l'ACBD, la BD n'a pas échappé à la crise et le marché a eu tendance à se réfugier sur des « valeurs sûres ». Ce sont les grosses maisons qui ont mis la pédale douce avec « seulement » 2.615 nouveautés, contrairement aux petits éditeurs (1.122 nouveautés).À noter que les mangas marquent le pas pour la première fois depuis leur arrivée en France il y a quinze ans avec 35,6 % des volumes vendus contre 37 % un an plus tôt, selon « Livre Hebdo ». Quant à la BD numérique, elle risque d'occuper une place de choix à Angoulême même si le marché est toujours inexistant. « C'est un produit dérivé pour la BD et le secteur ne doit pas rater le virage numérique », estime Gilles Ratier. Pour tous les éditeurs, le numérique est plus une opportunité qu'un risque. S. B.

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