PSG-OM : à grand match, grands moyens

Bastons à la barre de fer et saccage en règle du centre de Marseille par des supporters parisiens et marseillais. Voilà le résumé de ce qui s'est passé dans la cité phocéenne lors du match aller le 25 octobre. Un match reporté en raison de la contamination par le virus de la grippe A de plusieurs joueurs du Paris Saint-Germain (PSG). Ce report avait déclenché la furia des supporters des deux camps. Le match se déroulera trois semaines plus tard pour une victoire 1-0 de l'Olympique de Marseille (OM) au Vélodrome. Depuis, la grippe A a pratiquement quitté le territoire français mais personne ne dort tranquillement dans l'attente de ce match. « On est évidemment inquiet, révèle Robin Leproux, le président du PSG, sur l'antenne de RMC. Au match aller, dans les rues de Marseille, il y a eu des actions extrêmement violentes. Je ne veux surtout pas que cela se reproduise dans la capitale. » Huile sur le feuLes deux clubs s'étaient mis d'accord sur le nombre de supporters autorisés à se déplacer sur un principe de réciprocité. Mille pour Paris au Vélodrome. Mais le ministère de l'Intérieur a balayé cet accord et autorisé 1.500 supporters olympiens à débarquer en bus au Parc des princes. Une décision qui a mis de l'huile sur le feu. Match exceptionnel, dispositif exceptionnel. Les forces de l'ordre ont imposé des mesures très strictes aux fans de l'OM qui font le déplacement : listing des identités, fouilles corporelles, escorte policière dès le départ. Ceux qui n'acceptent pas ces règles sont interdits de déplacement et d'entrée dans le stade. Des mesures qui ne passent pas à l'OM et chez ses supporters. Certains sont prêts à ne pas faire le déplacement et Jean-Claude Dassier, président de l'OM, menace : « Je conçois que certains les trouvent ?too much??. Si mes supporters n'y vont pas, je n'y vais pas. » Les bus seront escortés par des cordons de police motorisée jusqu'à Paris. Et un hélicoptère aura même l'oeil sur le bus de l'équipe de l'OM ! Facture à 250.000 eurosEntre 1.000 et 1.500 policiers et gendarmes vont être déployés autour du Parc des princes, soit un policier par fan marseillais. Un match qui fait grimper la facture à près de 250.000 euros pour le PSG. Malgré ce dispositif impressionnant, on craint des affrontements dans la proche banlieue parisienne. On évoque des guets-apens lancés contre des bus marseillais, car certains groupes seraient vraiment décidés à en découdre : « Au Parc, les supporters marseillais auront affaire avec certains fous furieux », a lâché le préfet de Paca, Michel Sappin. Comme chaque année avec ce match à très haute tension revient la question de l'interdiction des déplacements de supporters. Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel, évoque cette extrémité : « On pourrait y arriver, prévient-il. Pour l'instant, il faut cibler les vrais responsables, les vrais fauteurs de troubles et augmenter le nombre d'interdictions de stade. » L'an dernier, la police avait interpellé 22 personnes en marge de ce « classico » très souvent agité. M. M. avec F. L. et J. S. Zoom : deux bonnes raisons de gagnerActuellement douzième de Ligue 1, le PSG n'a plus grand-chose à se mettre sous la dent pour égayer une saison médiocre. Un quart de finale de Coupe de France à Auxerre et cette réception de l'OM au Parc des princes dimanche, point final. Ce match, c'est une bouée de sauvetage pour Paris : « Si on ne gagne pas, sportivement, ça peut mal tourner. Si on gagne, cela peut nous amener loin », annonce le gardien Edel. En face, Marseille viendra gonflé à bloc par quatre victoires consécutives, une qualification en Coupe d'Europe et la possibilité de revenir sur le podium de la Ligue 1.

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