« La situation aux frontières espagnoles est normale »

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STRONG>Anna Terron, Secrétaire d'État espagnole à l'Immigration et l'EmigrationQuel impact sur l'immigration peuvent avoir les changements au Maghreb ?En Espagne, il n'y a pas eu d'impact de ces phénomènes. Nous-mêmes avons eu une transition politique vers la démocratie précédée de décennies d'émigration espagnole et nous savons que quand les gens ont l'espoir de pouvoir construire dans leur pays un futur meilleur, ils ne partent pas. Notre priorité est donc que les transitions vers la démocratie du monde arabe arrivent à bon port. En second lieu, nous voulons être prêts pour la possible arrivée de personnes en raison de l'instabilité. On est loin d'assister à des mouvements massifs. La situation aux frontières espagnoles est normale mais le gouvernement est paré à toute éventualité.Comment expliquer cette entrée « non massive » d'immigrants des pays arabes en Europe ?D'abord, il y a là-bas une connaissance plus profonde de la réalité de la situation en Europe et sur le fait qu'en ce moment ce n'est pas facile ici non plus. L'autre facteur, c'est le système de coopération que nous avons établi avec ces pays. D'abord, nous travaillons ensemble sur la consolidation des voies d'immigration régulière. En ce moment, elles sont inexistantes, non pas à cause du changement de pouvoir, mais parce que nous ne pouvons pas assurer un emploi à ces personnes. D'autre part, cette coopération passe par le contrôle du trafic de personnes et des frontières.L'Espagne demandera-elle, comme l'Italie, l'aide de l'UE en cas d'arrivée massive de réfugiés ?Nous avons toujours plaidé pour une solidarité européenne dans ce domaine, financière et de contrôle des frontières. Nous avons beaucoup avancé en ce sens. Quant à la somme à apporter, l'évaluation doit être faite par la Commission européenne.Que pense l'Espagne du débat sur l'espace Shengen des derniers jours ?Pour le gouvernement espagnol il est essentiel que ce débat ait lieu dans le cadre de l'Union Européenne, et de façon européenne, sans décisions unilatérales. L'UE a des voies et canaux pour gérer ces situations.Propos recueillis par Gaëlle Lucas, à Madrid

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