Un pari risqué sur l'Asie

 |   |  305  mots
La passion d'Arnaud Lagardèrerave;re pour les joueurs de tennis n'est que l'écume d'une stratégie plus large menée dans le sport tambour battant depuis quatre ans. Créée en 2006, Lagardèrerave;re Sports fait office d'intermédiaire entre les fédérations sportives et les télévisions, commercialisant droits de retransmission et de sponsoring. En quatre ans, le groupe a réalisé cinq acquisitions pour 1 milliard d'euros : Sportfive pour 859 millions d'euros, le suédois IEC In Sports (très présent dans le volley-ball), Upsolut en charge de courses cyclistes en Allemagne, PR Event qui organise l'Open de Suède de tennis, et le singapourien World Sport Group. Las, l'essai peine à se transformer. En 2009, Lagardèrerave;re Sports a généré 507 millions d'euros de chiffre d'affaires, autant que Sportfive lors de son rachat en 2006. La rentabilité opérationnelle s'est dégradée de 5 points à 11 %. Les analystes de Kepler évaluent Lagardèrerave;re Sports à 500 millions d'euros. Si les droits sportifs, qui ne souffrent pas trop du piratage, ont de la valeur, c'est le modèle d'agence intermédiaire qui est en cause. En Europe, les organisateurs, à l'image de la Fédération française de football qui a mis un terme à son contrat avec Sportfive, ont tendance à se passer de leur service. Cette année, Lagardèrerave;re Sports profitera peu de la Coupe du monde de football. D'où la tentative de Lagardèrerave;re de se positionner sur le marché asiatique avec World Sport Group. Si 2011 devrait être une belle année pour le sport en Asie, les montants des droits sportifs sont sans commune mesure avec les marchés occidentaux. Ainsi, l'Asian Football Cup devrait générer entre 60 et 100 millions de dollars de chiffre d'affaires en droits marketing et sponsoring. C'est 10 fois moins qu'en Europe. Sandrine C

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :