HighCo s'apprête à faire de nouvelles emplettes en Europe

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En 2010, l'activité internationale d'HighCo (Belgique, Luxembourg et Espagne) a représenté 42 % de sa marge brute. À l'horizon de trois ans, Richard Caillat, président de ce groupe de solutions de marketing-communication pour la grande distribution et les marques (voir encadré), vise 55 % dont 35 % sur Benelux-Espagne et 20 % sur les autres pays. Cette ambition pourrait connaître une première concrétisation avant l'été. « Nous relançons une stratégie d'acquisitions avec trois priorités : le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Europe centrale (Pologne, Hongrie, Ukraine). Il y a dix ans, nos croissances externes dans le secteur publicitaire, opérées sans ressources financières, ni humaines, avaient failli être fatales au groupe. Aujourd'hui, nous disposons de moyens jamais eus auparavant », souligne Richard Caillat. HighCo a réalisé en 2010 une marge brute de 73,09 millions d'euros, en progression de 4,7 %. Son « cash net » a, lui, grossi de 10,69 millions d'euros et s'élève à 31,31 millions d'euros.Le groupe d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) étudie donc diverses possibilités pour parvenir à ses fins : l'achat à 100 % de « sociétés encore à l'âge du papier », le joint-venture, la duplication de ses technologies de conquête et de fidélisation de clients, ou encore la vente de licences de sa plate-forme logicielle de traitement de coupons de réduction (222 millions de coupons traités en 2010, soit 20 % de plus en un an). « Nous voulons sur chaque zone affirmer notre présence sur les deux métiers pour accentuer notre leadership », insiste le dirigeant qui évalue la part de marché d'HighCo à 60 % sur les coupons. Ce souhait l'a conduit à bâtir une équipe « internationale », à acquérir l'an dernier Scan ID (chèques et cartes de fidélité) et Publi Info (veille promotionnelle en ligne) en Belgique et à lancer l'activité « Data » en Espagne.Coupons dématérialisésParallèlement, ce groupe de 800 collaborateurs, via sa structure R&D, HighCo Lab, se mobilisera sur la conception et le déploiement de nouvelles solutions promotionnelles « digitales ». Pour l'heure, 85 % de sa marge brute provient de coupons « papier » contre 15 % issus de supports numériques. « En 2011, 5 % du volume total des bons de réduction que nous traitons sera digital. Entre autres, nous accentuerons à partir de mai le dispositif mis sur pied avec TF1Conso.fr où le spot télé incite à télécharger son Web coupon sur Internet puis à le valider en magasin. À terme, nous intégrerons aussi les smartphones dans le système. »Autre piste explorée pour doubler la part de la dématérialisation des coupons d'ici à 2014 : les réseaux sociaux et communautaires. Ou encore les applications sans contact, déclinables sur des téléphones NFC. Une expérimentation à Nice avec Franprix a démontré leur viabilité technique. Une autre, en Belgique, a dématérialisé les offres de remboursement, etc. « Un jour, nous ferons toutes nos courses sans papier, ni carte. Nous devons être pionniers sur ces technologies, sinon des concurrents s'empresseront d'occuper le créneau », insiste Richard Caillat. En 2011, HighCo consacrera 2 millions d'euros à sa R&D après 1 million d'euros en 2010.

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