Le PS joue la sécurité en attaquant sur l'économie

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Le sondage Viavoice publié lundi dans « Libération » a sans nul doute conforté Martine Aubry, silencieuse tout l'été malgré l'offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Le Parti socialiste bénéficie aujourd'hui d'un regain de confiance dans l'opinion, qui lui fait notamment crédit pour gérer mieux que la droite, au pouvoir depuis 2002, les questions économiques et sociales (retraites et emploi notamment).Le climat est donc favorable pour la première secrétaire du PS, avant les primaires qui départageront dans un an les prétendants socialistes à la candidature élyséenne en 2012. Pour sa rentrée politique, dès ce vendredi soir à la télévision et surtout dimanche lors de son discours de clôture des universités d'été à La Rochelle, Martine Aubry « va parler de tout », selon ses proches, c'est-à-dire « bien sûr des retraites, de la rentrée scolaire et sociale, et de la sécurité».L'entourage de la maire de Lille annonce une intervention empreinte de « gravit頻 car « la situation est grave ». Face au « chaos et au désordre social », Martine Aubry va « remettre les choses en place », souligne le porte-parole du PS, Benoît Hamon. Et toutes les voix socialistes sont à l'unisson pour s'inquiéter, à l'image de François Hollande, d'une rentrée « abrasive, capable de créer des conflits dangereux ».rentrée socialeIl est vrai que la rentrée politique coïncide peu ou prou avec la rentrée sociale, marquée par la journée d'actions et de manifestations du 7 septembre contre la réforme des retraites. Le contre-projet socialiste sera d'ailleurs débattu à La Rochelle, en présence de syndicalistes invités en Charente-Maritime. Il prévoit de revenir sur le report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite, la mesure phare du texte gouvernemental.Mais les socialistes entendent plus largement entamer le procès du chef de l'Etat, qui a « déçu », selon Ségolène Royal, « une bonne partie de ceux qui ont voté pour lui, qui ont cru à ses promesses ».« Les catégories moyennes se sentent désespérément tirées vers le bas [...]. Les Français sont pris en otages par la hausse des prix, de l'électricité, du gaz, du téléphone, du logement, de la rentrée scolaire », a accusé jeudi sur RTL l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007, avant d'évoquer « les catégories populaires qui sont toujours plus fragilisées, qui subissent à la fois l'insécurité physique et la précarité sociale ». En l'absence de Dominique Strauss-Kahn, le champion des sondages, le PS va donc sonner ce week-end le réveil de l'opposition.

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