« Il faut relativiser l'impact budgétaire de cette décision »

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Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au LogementComment expliquez-vous l'abandon du non-cumul de l'aide au logement (APL) et d'une demi-part fiscale, que vous défendiez ?L'annonce du président de la République exprime la volonté gouvernementale de ne pas pénaliser les classes moyennes qui auraient pu être touchées par cette mesure, mais aussi la volonté d'être à l'écoute des étudiants.Les réactions des organisations étudiantes étaient pourtant largement prévisibles. Pourquoi dans ce cas envisager tout de même une telle mesure ?Ce débat ressort tous les ans. Dans le cadre de la préparation budgétaire, nous avons souhaité présenter cette possibilité car nous pouvions considérer comme injuste que certaines familles défavorisées ne soient aidées que par les aides au logement et que des ménages plus favorisés soient, eux, soutenus à la fois par les aides au logement et la demi-part fiscale.Cela traduit-il une remise en cause de la politique d'économies budgétaires en général et de la chasse aux niches fiscales en particulier ?Il ne s'agit pas de l'alpha et de l'oméga de la politique budgétaire qui inclut toute une série de décisions dont celles annoncées par le ministre du Budget François Baroin début juillet. Il faut relativiser l'impact budgétaire de cette décision. Ce n'est pas un coup de frein. La logique de la réduction des déficits budgétaires reste totalement prioritaire. Et je l'assume avec l'ensemble du gouvernement. Propos recueillis par C. J.

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