ARTtrust certifie la photo

C'est en travaillant avec des photographes pour le compte d'HP que Philippe Sérénon a pris conscience des enjeux liés au numérique pour cette profession. Difficile pour l'acheteur de savoir si l'oeuvre photographique acquise est l'originale, si elle appartient à une série, si c'est un retirage, etc. Il a donc créé ARTtrust et basé son produit sur la technologie de Prooftag, une société de Montauban (Tarn-et-Garonne), qui a mis au point une technologie originale de certification : le code à bulles. Une réaction physique dans un polymère translucide génère un ensemble de bulles organisées de façon aléatoire. Ce code est unique et non reproductible. De nombreuses entreprises l'utilisent déjà pour protéger des documents, des vins, des médicaments, des montres de luxe, des composants électroniques et, désormais, des oeuvres d'art.Levée de fondsLe photographe achète un jeu de trois scellés, pour 12 euros (hors frais d'adhésion), directement sur le site d'ARTtrust. Il appose le premier scellé sur l'oeuvre qu'il veut protéger, le deuxième sur le certificat d'authenticité remis à l'acquéreur et conserve le troisième dans ses archives. L'acheteur peut vérifier sur le site que le numéro du code à bulles correspond bien à l'oeuvre qu'il a achetée. ARTtrust, créé en février 2010 à Paris, est détenue à 80 % par Prooftag et à 20 % par Philippe Sérénon. Une première levée de fonds, cet été, lui a apporté 240.000 euros. Elle prévoit de procéder à une deuxième levée de fonds avant la fin de l'année. Et de réaliser entre 5 et 10 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici à cinq ans.Sophy Caulie

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