Les banques s'engagent à faciliter le crédit aux TPE

Soucieuses de pacifier leurs relations avec les PME, les banques françaises sont prêtes à faire des efforts. Le président de la Fédération bancaire française (FBF) et directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, l'a annoncé mercredi au cours d'une conférence organisée par la CGPME et KPMG : à l'avenir, les banques seront plus transparentes sur les délais de réponse aux demandes de crédit. Le sujet est sensible. « Les entreprises attendent parfois un à deux mois avant d'avoir une réponse de leur banque », explique Jean-Marc Durand, directeur du développement et de la stratégie chez Oséo. Concrètement, chaque banque va informer son client du délai nécessaire pour répondre à sa demande (ainsi que de la date constituant le point de départ), lui donner les éléments précis permettant de construire son dossier, et l'avertir si un événement imprévu l'empêchait de respecter le délai initialement prévu. Baudouin Prot estime que les banques devraient parvenir à des délais « assez compétitifs », de l'ordre « d'une quinzaine de jours ».mobilisation bien accueillieCes prochaines semaines, chaque banque va adopter un dispositif destiné à favoriser le crédit de trésorerie aux très petites entreprises (TPE, moins de dix salariés). « Les banques mobiliseront leurs réseaux afin qu'ils puissent appliquer ces mesures sur le terrain à partir du 1er mai », indique la fédération.Dans l'immédiat, Oséo a réservé une enveloppe de 100 millions d'euros sur son « Fonds de garantie de renforcement de la trésorerie des entreprises » aux TPE. Le mécanisme de garantie de la banque publique lui permet de garantir de 50 % à 70 % des sommes prêtées par les banques. « Dans le cas des TPE, il s'agit de crédits qui peuvent aller jusqu'à 80.000 euros », précise Jean-Marc Durand. Les banques « accueillent favorablement » cette mobilisation d'Oséo.Des désaccords subsistent entre la CGPME et les banques. À Baudouin Prot qui signalait que les taux des crédits de moins de 1 million d'euros étaient tombés à 3,50 % en novembre 2009, Jean-François Roubaud a rétorqué que certaines entreprises se voyaient appliquer des taux de découvert de 15 % à 16 %. « Il ne peut s'agir que d'exceptions ou d'erreurs », s'est offusqué Baudouin Prot. Selon lui, « aucun grand réseau bancaire français ne pratique ce type de prix ».

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