Le budget de la défense ponctionné... pour l'emploi des jeunes

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Première encoche budgétaire pour le budget du ministère de la Défense... en pleine opération au Mali, qui a pourtant une nouvelle fois révélée certaines carences capacitaires de l\'armée française. Le gouvernement demande au ministère de la Défense une contribution financière à la majoration de deux milliards d\'euros de la réserve de précaution du budget français pour 2013. Ce surgel est destiné à financer un éventuel surcoût des politiques gouvernementales en faveur de l\'emploi, notamment les contrats de génération, a expliqué en début d\'année le ministre délégué du Budget, Jérôme Cahuzac. Ces deux milliards d\'euros supplémentaires seront dégagés par de nouvelles économies au sein des différents ministères. Et l\'hôtel de Brienne est prié de contribuer, selon des sources concordantes, à hauteur de 250 à 300 millions d\'euros. Ce qui va accentuer les tensions déjà fortes dans le budget de la défense. En revanche, Jérôme Cahuzac a promis de piocher dans la réserve de précaution si la facture des opérations extérieures (OPEX) était supérieure aux 630 millions d\'euros déjà budgété pour les OPEX. Et l\'opération au Mali risque de durer...Un outil dimensionné à 32 milliards d\'euros\"Depuis 15 ans et la fin de la conscription, l\'outil de défense est dimensionné en moyenne à 32 milliards constants en valeur de 2012. Le nouveau budget triennal programme 29 milliards pour 2015, soit quasiment 10 % de moins\", a expliqué à l\'automne le chef d\'état-major des armées, l\'amiral Edouard Guillaud.  Et de poursuivre : \"Les économies réalisées sur les équipements représentent 850 millions. Au total, la diminution des engagements atteint 5,5 milliards en 2012 et 2013, dont près de 4,5 pour les seules opérations d\'armement, le reste se répartissant entre les petits équipements des armées et l\'infrastructure. Sur deux ans, elle représente plus de la moitié d\'une annuité du titre V (budget équipement, ndlr). Ces décalages, qui préservent les choix futurs, impliquent dans l\'immédiat des aggravations ou de nouvelles réductions temporaires de capacité, sans parler de la prolongation d\'équipements à bout de souffle : les cloisons intérieures de certains avions sont dans un triste état ; dans la coque de certains navires, l\'épaisseur du métal n\'est plus que d\'un centimètre en comptant les couches de peinture ; le châssis de certains blindés montre des faiblesses...\"

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