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« En France, la concentration des prestataires de services financiers reste à venir »

La Tribune

Publié le 03 mars 2011 à 16:36 - Mis à jour le 03 mars 2011 à 16:36

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En décembre 2004, Axa IM décidait de confier l'ensemble de ses activités de back-office et middle-office à State Street. Cela consiste à la reprise de ces activités sous la forme d'un contrat entre le prestataire de services et le client, ici Axa IM. Dans ce cas précis, le contrat porte sur une durée de dix ans. Aujourd'hui, cette opération reste la plus importante réalisée en France dans ce domaine. Quel était le périmètre de cette opération ?À partir de 2004, Sate Street a repris les activités de back-office et de middle-Office d'Axa IM en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, soit plus de 300 personnes pour environ 300 milliards d'euros d'encours [520 milliards aujourd'hui, Ndlr]. Dans les faits, Axa IM a confié à State Street l'administration des fonds, le calcul des valeurs liquidatives (VL), la gestion des opérations sur titres et des caractéristiques des lignes dans lesquelles les fonds étaient investis. Mais aussi le débouclement des transactions avec les « brokers », l'attribution de performance, le reporting et la gestion du cash. Comme nous avions d'un commun accord décidé de séquencer les phases multiples d'intégration, cela nous a pris entre deux et trois ans pour intégrer l'ensemble de ces fonctions. Aujourd'hui, nous servons également les marchés offshore (Irlande, Luxembourg) et la Suisse, et avons développé une activité de gestion du collatéral.La principale raison de l'externalisation est la réduction de coûts. Est-ce pour cela que vous avez délocalisé la préparation du calcul des valeurs liquidatives des fonds d'Axa IM en Pologne ?C'est en partie pour cette raison, mais pas uniquement. Notre modèle est « glocal », c'est-à-dire à la fois global et local. Nous avons donc des centres d'expertises dans différents pays comme en Pologne, ou en Inde. Cela nous permet, par exemple, d'utiliser au mieux les fuseaux horaires. Ainsi, pour la France, nous conservons localement l'encadrement et tous les contrôles liés à ce travail de préparation ainsi que la responsabilité de la distribution du calcul de la VL, après l'accord de nos clients. De plus, nous avons une équipe service clients basée à Paris disposant de tous les moyens pour répondre à toutes questions.Ce secteur connaît une vague de concentration. Est-elle terminée ?On a assisté à une première phase de concentration et, aujourd'hui, nous comptons déjà moins d'acteurs au niveau mondial. En France, cette concentration n'a pas encore eu lieu et, de mon point de vue, reste à venir. Nous nous y sommes préparés.Rappelons que c'est une industrie où les marges sont faibles. Cela implique de gérer de gros volumes. La taille est donc recherchée afin de réaliser des économies d'échelle. Par ailleurs, ces métiers nécessitent d'importants investissements technologiques qui ne peuvent être rentabilisés que grâce à la mutualisation au sein d'un même groupe international.Quant aux perspectives, les gérants se recentrant sur leur coeur de métier, à savoir la gestion financière pure et la commercialisation, cela nous laisse présager un bel avenir pour ce marché qui affiche déjà une croissance à deux chiffres au niveau mondial. Propos recueillis par T. S.

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