Les banques soucieuses de ne pas s'enfermer dans un calendrier trop serré

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Dès les premiers G20, au plus fort de la crise, fin 2008 et début 2009, l'urgence d'une réforme de la régulation financière (cadre prudentiel bancaire, régulation des marchés de dérivés, bonus, contrôle des hedges funds, encadrement des agences de notation... ) s'est imposée à tous les membres du G20 pour éviter tout nouveau risque systémique à l'avenir. A Toronto, les dirigeants du G20 n'ont pas pu, comme prévu, s'entendre sur l'instauration mondiale d'une taxe bancaire. Et le communiqué final, en cours d'achèvement dimanche soir, laissera probablement libres les pays membres d'appliquer ou non cette taxe. La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne en sont les plus fervents promoteurs et sont prêts à l'appliquer même sans l'approbation de leurs partenaires. Elle leur permettra d'accumuler des ressources pour répondre aux crises futures. Les Etats-Unis, eux, veulent récupérer l'argent du contribuable dépenser pour sauver leurs banques et ont inscrit dans leur projet de loi sur les banques un prélèvement (19 milliards de dollars). Mais des pays comme le Canada et les économies émergentes restent opposés à l'idée de taxe bancaire, estimant que leurs établissements n'ont rien à se reprocher. Ces pays seront encouragés en revanche à se rallier aux autres voies envisagées afin de renforcer le système bancaire (renforcement du capital, augmentation des liquidités, effet de levier...) dont l'évaluation est en cours au sein du Comité de Bâle et devrait aboutir lors du prochain sommet à Séoul en novembre. « période de transition »Mais, alors que ces derniers temps les banques tablaient plutôt sur un étalement du calendrier de mise en oeuvre de Bâle III, selon des informations officieuses, le communiqué du G20 pourrait finalement retenir la date butoir de 2012 pour l'application de ces normes. Selon le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, au contraire, « il faut s'attendre à une période de transition avant que toutes les banques du monde s'ajustent au même niveau ». L. C.

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