LVMH siffle la sortie de crise du secteur du luxe

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cite>LVMH a battu toutes les prévisions des analystes. Sur les six premiers mois de 2010, le leader mondial du luxe a dégagé un résultat opérationnel de 1,81 milliard d'euros, en progression de 33 % par rapport à la même période de 2009, s'accordant un résultat net de 1,05 milliard d'euros, soit 53 % de plus qu'un an plus tôt. Les plus optimistes des dix analystes interrogés par Bloomberg tablaient sur 1,75 milliard d'euros de résultat opérationnel et sur 987 millions de résultat net. LVMH fait largement mieux. Avec une marge opérationnelle qui s'est établie à 20 %, il vient de siffler la sortie de crise du secteur du luxe.La reprise du dollar et le bond de 16 % des ventes, qui a hissé le chiffre d'affaires semestriel à 9,1 milliards d'euros, ont fait leur oeuvre. Toutes les branches ont contribué à l'amélioration de la rentabilité (voir ci-contre). Et ce, à des taux bien supérieurs à ce que prévoit Hermès (+ 10 % à + 12 % de chiffre d'affaires pour 2010). La machine à cash Louis Vuitton tourne à plein : le pôle mode et accessoires, dont la marque phare du groupe dépend, a généré plus de 1 milliard d'euros de résultat opérationnel. Soit une progression de 28 %, pour des ventes en hausse de 18 %. « Trois cents maroquiniers ont été embauchés dans nos ateliers en un an pour faire face à la demande », a précisé mardi Yves Carcelle, qui préside le pôle mode et maroquinerie. « Confiance »Les montres et bijoux améliorent de 145 % leur résultat, tandis que les vins et spiritueux de LVMH affichent une hausse de 35 % de leur résultat opérationnel sur la période. Et, malgré des ventes en progression de 10 % seulement, les parfums et cosmétiques voient leur résultat opérationnel croître de 50 % sur un an. Même le secteur de la distribution échappe aux coupes budgétaires des consommateurs : Sephora dont les ventes ont bondi de 28 % en Asie (contre + 12 % aux États-Unis et + 5 % en Europe) a amélioré de 36 % sa rentabilité.« Le groupe aborde la seconde partie de l'année avec confiance », a fait valoir Bernard Arnault, le PDG de LVMH, lors de la présentation des résultats. Les distributeurs ont mis fin à leur politique de déstockage, notamment dans les vins et spiritueux. En primeur, la bouteille de Cheval Blanc 2009 s'est vendue 600 euros. La consommation aux États-Unis a fait son grand retour (+ 21 % pour la mode). Mais comme pour ménager de nouvelles surprises aux analystes, le groupe de luxe juge toujours manquer de visibilité sur la « solidité de la reprise ». Juliette Garnie

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