Les banques britanniques sont les plus exposées à Dubaï
La Tribune
La Tribune
L'écossaise Royal Bank of Scotland (RBS) est la banque étrangère la plus exposée au conglomérat Dubai World, menacé de défaut de paiement sur une partie de ses dettes. Selon une étude de JP Morgan, elle lui a prêté 2,3 milliards de dollars depuis début 2007. Ses cons?urs HSBC et Standard Chartered sont aussi très présentes dans les Émirats arabes unis, notamment à Dubaï. Les pertes pour crédit liées à Dubai World pourraient atteindre 611 millions de dollars pour HSBC et 177 millions de dollars pour Standard Chartered, selon une étude de Goldman Sachs. La première avait 11,3 milliards d'euros de créances dans la région à la fin 2008, qui représentaient seulement 7 % de ses créances totales. De son côté, Standard Chartered est exposé à hauteur de 5,1 milliards d'euros ce qui pèse tout de même pour 7 % de ses prêts totaux. Depuis plusieurs années, « StandChart » a effectivement décidé d'accroître ses efforts sur tous les pays émergents.couvrir les risquesSi les expositions restent limitées, elles coûtent toutefois très cher. Les provisions passées pour couvrir les risques dans les Émirats arabes unis sont passées de 80 à 460 millions de dollars au premier semestre 2009 par rapport à celui de 2008. Elles ont représenté 42 % des provisions de Standard Chartered au premier semestre et 16 % de son bénéfice avant impôts ! Chez HSBC, les mêmes provisions ont augmenté de 41 à 391 millions d'euros dans le Golfe, mais ont représenté « seulement » 3 % des provisions totales. Sur le Vieux Continent, Credit Suisse a une exposition limitée, tout comme les banques françaises (voir ci-contre). À l'autre bout du monde, la japonaise Sumitomo (SMFG) détient une exposition de 225 millions de dollars à Dubai World contre 100 millions de dollars pour Mizuho. Éric Albert, à Londres, et Matthieu Pechberty
La Tribune