La France, troisième investisseur dans les énergies renouvelables à l'étranger

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Sa création a été décidée lors du sommet sur le climat puis confirmée depuis à Cancun et Durban. Sa structure institutionnelle doit être précisée lors de la 38e Conférence de l\'ONU sur le climat qui se tient actuellement à Doha. Le fonds vert de lutte contre le changement climatique doit être alimenté par les pays du Nord pour financer l\'adaptation des pays du Sud et leurs politiques pour limiter les effets du changement climatique, et les fonds transférés doivent atteindre 100 millions par an à l\'horizon 2020.Mais en 2011, alors que les investissements dans les fonds spécialisés dans les énergies propres ont atteint un record de 280 milliards de dollars dans le monde, seulement 8 milliards sont le fait d\'investisseurs du Nord qui ont financé des centrales de production d\'énergie propre ou des usines de biocarburants installées au Sud.Les Etats-Unis champions des investissements étrangers verts Les deux-tiers des investissements se sont faits à l\'intérieur d\'un même pays, et seulement 44,3 milliards sont des investissements transfrontaliers. Pour la première fois en 2011, 25% d\'entre eux étaient destinés à des marchés émergents. Le financement par des économies du Sud de projets dans d\'autres marchés du Sud a ainsi bondi de 87% à 3,8 milliards de dollars et les investissements du Nord vers le Sud de 35% à 7,9 milliards. Ce sont les Etats-Unis qui ont accueilli le plus d\'investissements verts de l\'étranger. Avec 62,5 milliards de dollars, ils en attirent trois fois plus que l\'Espagne et le Royaume-Uni. Mais depuis 2004, c\'est en Chine que les investissements dans les énergies renouvelables ont atteint le montant le plus élevé, à 192 milliards de dollars, dont seulement 4% par des acteurs étrangers.90% des investissements proviennent de fonds privésCôté investisseurs, l\'Allemagne conserve son premier rang avec 39,8 milliards de dollars, suivie par l\'Espagne (28,5 milliards), la France (21,4 milliards) et les Etats-Unis (18,2 milliards).Quoi qu\'il en soit, les transferts du Nord vers le Sud restent très éloignés de l\'objectif fixé pour 2020. Seulement 13% de ces investissements transfrontaliers sont le fait de fonds publics et étant donné l\'état des finances publiques, il y a peu de chances qu\'ils soient en mesure de combler le fossé. Sur la période 2004/2012, 90% des investissements dans les énergies vertes proviennent de fonds privés.En revanche, Michael Liebriech, directeur général de Bloomberg New Energy Finance, souligne que les investisseurs privés sont prêtes à investir nettement plus dans le secteur, et que les freins qu\'ils rencontrent aujourd\'hui ne sont pas spécifiques à ce secteur mais aux risques de change et aux risques politiques propres aux marchés émergents.

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