L'Ukraine sur la corde raide, après son échec auprès du FMI

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ys émergentsLe spectre d'une nouvelle crise du gaz comme celle de l'hiver dernier entre l'Ukraine et la Russie plane à nouveau. De même que sur les marchés financiers, la menace de voir un État se retrouver dans une situation de défaut est montée d'un cran ces derniers jours. L'Ukraine qui souhaitait obtenir avant la fin de l'année l'aval du FMI en vue d'un déblocage d'environ 2 milliards de dollars d'une nouvelle tranche de 3,8 milliards, afin de payer ses livraisons de gaz russe, s'est en effet vu opposer la semaine dernière un refus. « Le FMI poursuit les discussions avec les autorités sur les questions en suspens, en particulier le budget 2010 », a expliqué un porte-parole de l'institution qui doit envoyer une mission en janvier dans le pays. Le Parlement avait rejeté en novembre le projet de budget 2010 proposé par le gouvernement, qui lui-même a refusé de soumettre un nouveau projet aux députés. « Une fois qu'il y aura un accord avec le gouvernement sur ces politiques et que nous aurons des assurances suffisantes quant au soutien politique plus global, nous pourrons avancer », a-t-il poursuivi. l'inéluctableLa rivalité du président, Viktor Iouchtchenko, et son Premier ministre, Ioulia Timochenko, tous deux candidats aux élections présidentielles du 17 janvier, a fortement contribué à envenimer la résolution des problèmes financiers du pays. Toutefois, selon les analystes de Renaissance Capital, elle pourrait également faire office de garde-fou contre l'inéluctable, le risque de défaut : « Personne n'est prêt à endosser la responsabilité d'un tel échec », estiment-ils. En outre, le pays peut cette fois encore compter sur des réserves de change d'un montant de l'ordre de 27 milliards de dollars. « La suspension de l'aide du FMI ne fait courir aucun risque aux marchés », rassure le conseiller de la banque centrale, « pour nous cette situation était prévisible et nous sommes prêts, car elle nous a encouragés à renforcer nos réserves de change. » De fait, la stabilisation de sa monnaie face au dollar a permis à l'Ukraine de doper ses réserves depuis le début de l'année à hauteur de 500 millions de dollars. Un geste encore impossible l'an dernier, Kiev étant contraint d'user de ses munitions pour parer à l'effondrement de plus de 35 % de sa monnaie. Marjorie Bertouille

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