Nexans se met en ordre de bataille pour participer à la guerre des câbles de demain
La Tribune
La Tribune
Se mettre en position de préparer la consolidation à venir du secteur des câbles. C'est l'une des raisons qui a poussé le français Nexans a passer un accord avec le chilien Madeco sur la montée de ce dernier au capital du groupe. Annoncé ce lundi, cet accord d'une durée de 10 ans (...) est destiné à conférer à terme à Madeco une position de référence au sein de Nexans en portant sa participation de 9 % à 20 % du capital », a indiqué le groupe.Pour son PDG Frédéric Vincent, « Madeco est un accompagnant de long terme dans un secteur qui va bouger, a-t-il indiqué à ?La Tribune?. Le secteur est en consolidation. Le fait d'avoir un partenaire loyal, de long terme, en plein accord avec la stratégie est de nature à accompagner Nexans sans son développement dans le futur ». Si le constructeur français devait amorcer un mouvement, il pourra en effet compter sur les ressources financières de Madeco. Ce dernier a dix-huit mois pour monter à 15 % du capital et disposera de dix-huit mois supplémentaires pour parvenir jusqu'à 20 %. Cette montée se fera « soit par intervention sur le marché, soit par augmentation de capital » si Nexans devait financer une acquisition.Pour l'heure, après avoir échoué fin 2010 à racheter le néerlandais Draka, le PDG de Nexans jure qu'aucune opération de croissance externe n'est en vue. Mais « il est concevable qu'il en y en ait » à moyen terme. Le secteur est en effet très atomisé. Avant que l'italien Prysmian ne mette la main sur Draka, et détrône Nexans, celui-ci occupait la place de numéro un mondial avec 7 % du marché seulement. Cibles potentiellesCe mouvement de consolidation que d'aucuns prédisent concernera notamment les marchés émergents, où fourmillent un bon nombre d'acteurs pesant seulement quelque 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. En Chine notamment. Autant de cibles potentielles pour Nexans, dont le chiffre d'affaires dépasse les 6 milliards d'euros.L'accord avec Madeco, selon Frédéric Vincent, n'est en rien un acte défensif comme certains analystes l'ont présenté. « Nexans renforce la position de son principal actionnaire afin de se protéger contre une OPA hostile tout en limitant l'influence de ce dernier sur les opérations majeures de la société », a indiqué Nicolas Montel, analyste chez Gilbert Dupont, cité par l'AFP. Les marchés ont apprécié l'opération. Le titre de Nexans a grimpé de 4,67 %. Celui de Madeco a bondi de 18 % dans la matinée de lundi.Fabrice Gliszczynsk
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?