Les valeurs « technos » résistent bien à l'onde de choc japonaise
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L'enthousiasme des investisseurs paraît inébranlable. Les événements du Japon auraient pu faire craindre un impact direct sur les valeurs technologiques, sachant que le pays constitue un maillon indispensable dans la chaîne de fabrication planétaire de produits électroniques en tout genre. En matière d'exportation, le pays du soleil levant est en effet un acteur de premier plan dans l'industrie des écrans plats ou LCD mais également des semi-conducteurs et de domaines allant des systèmes de navigation automobile aux modules d'appareils photo pour les mobiles. « Les catastrophes au Japon soulèvent sur le secteur technologique autant de questions sur l'offre que sur la demande, ce pays étant par ailleurs un gros consommateur de produits technologiques, souligne par ailleurs Benoît Flamant, gérant chez IT AM. Adobe y réalise 13 % de son chiffre d'affaires, IBM 11 % et Apple 6 % ». Impact relatifPourtant, malgré la dépendance de la filière mondiale à ce pays, l'impact des catastrophes nippones sur le secteur a été relatif. Depuis le 10 mars, date de la veille du tremblement de terre au Japon, le S&P 500 Infotech s'est même octroyé 1 %, à comparer à une hausse de 1,6 % pour le S&P 500. L'indice sectoriel a d'ailleurs rebondi de 5,2 % depuis le 16?mars contre 4,5 % pour l'indice large. En Europe, la vigueur affichée par un titre comme Alcatel-Lucent sur la séance de lundi (+ 7,94 % après un passage à vide de plusieurs séances), témoigne un peu de cette tendance. Et pour cause, les segments directement concernés par la catastrophe ne sont pas légions. « Contrairement à Kobé en 1995 où ce sont les semi-conducteurs qui ont été particulièrement touchés, aujourd'hui c'est surtout l'industrie des batteries et celle de la chimie entrant dans la fabrication de composants, qui a été impactée », souligne Benoît Flamant. Et d'ajouter : « Les marchés ne prennent pas en compte l'aspect émotionnel de la tragédie qui vient de se dérouler au Japon. Et comme par le passé, ils anticipent qu'une catastrophe débouche irrémédiablement sur un fort rebond. C'est ce qui explique en partie que la réaction boursière sur le secteur technologique n'a pas été plus importante que cela ». En revanche, les spécialistes s'accordent à penser que les investisseurs seront plus sensibles au sujet lors des publications de résultats du deuxième trimestre et des perspectives annoncées par les entreprises. Un discours qui rejoint les propos du ministre de l'industrie, Eric Besson. Ce dernier soulignait, ce lundi, que si les entreprises françaises ne connaissaient, pour l'heure, pas de difficultés majeures en matière d'approvisionnement, celles-ci pourraient en revanche apparaître fin avril dans un secteur comme celui de l'électronique citant un groupe comme STMicroelectronics en exemple.
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