OMC : Et les deux finalistes pour succéder à Pascal Lamy sont...

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Cette fois c\'est la dernière ligne droite. Le successeur de Pascal Lamy, actuel directeur général de l\'OMC, sera Brésilien ou Mexicain. C\'est en tout cas ce qu\'a assuré jeudi une source tenant à garder l\'anonymat citée par l\'AFP. C\'était attendu, ce sera donc la première fois qu\'un responsable d\'un pays émergent dirige l\'institution internationale pendant un mandat complet de 4 ans.Ouverture contre protectionnisme?Selon cette source, ce sont donc Roberto Azevedo, ambassadeur du Brésil auprès de l\'OMC, et Herminio Blanco, ancien ministre mexicain du commerce qui se seraient qualifiés pour le dernier tour. Sachant que le premier semble bénéficier d\'un large soutien dans les milieux diplomatiques, tandis que le second est considéré comme ayant eu le soutien des pays occidentaux. Le match peut s\'appréhender comme un bras de fer entre deux pays, deux tendances, l\'une protectionniste contre l\'autre plus libérale. Et pour cause, le Brésil semble privilégier la demande interne sur le commerce extérieur. Sa politique a d\'ailleurs été critiquée par ses détracteurs pour ses penchants protectionnistes. Mais le gouvernement brésilien a assumé depuis 2003, sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva, un rôle clé au sein de l\'OMC par sa défense des pays en développement face aux Etats-Unis et à l\'Europe. A côté, le Mexique apparaît comme un modèle d\'ouverture économique. Herminio Blanco, fut l\'un des architectes de l\'Accord de libre-échange nord-américain (Alena) signé en 1994 par son pays avec les Etats-Unis et le Canada. Avec le Chili, le Mexique est le pays qui a signé le plus de traités commerciaux internationaux, notamment avec l\'Union européenne et le Japon. Objectif: relancer le multilatéralismeReste à départager les deux finalistes latino-américains (sur les neuf candidats de départ) qui ont été sélectionnés au deuxième tour d\'un processus de sélection totalement atypique dans le monde des organisations internationales. Une sélection en trois tours, qui s\'est faite sous l\'égide d\'une \"troïka\" composée du pakistanais Shahid Bashir, le Président du Conseil général de l\'OMC, secondé par le canadien Jonathan Fried, Président de l\'Organe de règlement des différends et du suédois Joakim Reiter, Président de l\'Organe d\'examen des politiques commerciales. Notons au passage que jamais l\'institution n\'avait vu autant de prétendants pour diriger l\'institution. Selon les règles de l\'OMC, le candidat final doit être désigné par consensus. Tous les états membres doivent être d\'accord. Son successeur doit en principe être désigné avant le 31 mai prochain, Pascal Lamy devant quitter ses fonctions fin août. Ensuite, le nouveau directeur général devra prendre les rênes de l\'institution le 1er septembre. Il aura entre autres la lourde tâche de relancer les négociations sur la libéralisation du commerce international, au point mort depuis le non-achèvement du cycle de Doha. Avec une échéance déjà fixée: le sommet de Bali du 3 au 6 décembre prochain.Lire aussi: le successeur de Pascal Lamy saura-t-il donner un second souffle à l\'OMC? 

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