First Solar prépare son arrivée en France

cite>First Solar, le leader mondial du panneau photovoltaïque à couches minces, qui s'implante à Blanquefort (Gironde) en 2012, commence à recruter. Dix managers actuellement en cours de sélection commenceront à leur tour à recruter leurs propres collaborateurs dès octobre prochain. Cette unité de deux lignes mobilise un investissement estimé à 66 millions d'euros, financé pour moitié par EDF EN. Elle s'intègre à la montée en puissance de First Solar, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 2,06 milliards de dollars en 2009 avec une capacité de production de 1,3 GW avec 4.700 salariés. D'ici à 2012, l'entreprise doublera ses unités de Francfort-sur-Oder (Allemagne) et de Malaisie, portant ainsi sa capacité à 2.117 MW. Cette augmentation tient compte de l'amélioration constante de la productivité, actuellement de 54 MW pour une ligne. Grâce à sa technologie, First Solar bénéficie de coûts de 0,81 dollar par watt aujourd'hui, contre 3 dollars en 2004 et entre 0,60 et 0,50 dollar en 2014. À 14 g CO2-eq/kWh, son empreinte carbone est également faible. « Notre objectif est de réduire le coût du solaire pour pouvoir vivre sans subvention et être compétitif par rapport aux énergies fossiles », précise Brandon Mitchener, directeur de la communication. Production très surveilléeReste que l'entreprise utilise comme semi-conducteur du tellurure de cadmium (CdTe), un matériau dont la réputation environnementale n'a rien d'enviable. D'où le luxe de précaution dont s'entoure First Solar. Depuis 1995, le personnel est contrôlé par des médecins indépendants qui n'ont identifié aucun problème. Les usines, conçues pour minimiser les risques, sont certifiées Iso 9001/2008, Iso 4001/2004. À Blanquefort, les eaux usées, non mélangées, seront traitées dans des circuits à part, afin de consommer moins d'énergie et de produits chimiques. Le film semi-conducteur contenant moins de 14 gr de CdTe insoluble dans l'eau, encapsulé entre deux panneaux de verre, ne serait pas susceptible de polluer l'air, l'eau ou le sol une fois en place, même en cas de bris ou d'incendie. Telles sont les conclusions d'une étude de 2009 réalisée sous l'autorité du ministère français de l'Écologie. En termes de recyclage, à quelque moment que ce soit, les panneaux, dont la durée de vie est estimée à 25 ans, font l'objet d'un programme de collecte et de traitement dont le coût est intégré dans le prix de vente. L'utilisateur n'a qu'à renvoyer le carton correspondant au panneau. Dans les centres de recyclage des usines, les panneaux passent par des phases de déchiquetage et de broyage. Le recyclage provisionnéLes morceaux récupérés sont plongés dans un bain d'acide et de péroxyde d'hydrogène pour séparer le verre du film de semi-conducteurs. Le matériau semi-conducteur non purifié est renvoyé chez le fournisseur qui le traitera pour qu'il puisse être réutilisé par First Solar. Le verre est recyclé en fibre de verre. À ce jour, First Solar, qui ne précise pas quelle part du coût du panneau est affectée au recyclage, a mis de côté 36 millions de dollars bloqués sur un compte séparé pour assurer le recyclage des panneaux quel que soit le devenir de l'entreprise.

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