Atalian veut doubler de taille en un an

D'ici à un an, le groupe familial Atalian (ex-TFN) devrait avoir doublé de taille grâce à deux très grosses opérations de croissance externe qui vont conforter sa place parmi les spécialistes du multimétier et du service global aux entreprises. De 544 millions d'euros en 2009, le volume de facturations devrait dépasser le milliard d'euros à la fin du présent exercice, après les rachats récents d'Eurogem, filiale du groupe Icade, et de Veolia Propreté Nettoyage et Mutiservices. « La reprise d'Eurogem permet de renforcer les deux piliers de notre activité que sont le facility management et la maintenance technique optimisée. De son côté, le rachat de Veolia Propreté améliore encore notre pénétration du marché de la propret頻, se fécilite Franck Julien, président du directoire d'Atalian.La propreté représente 60 % du chiffre d'affaires de la société de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). C'est aussi ce quiqui relie cette dernière avec son passé puisque le groupe puise ses racines dans la PME - TFN (Technique française de Nettoyage) - créée en 1944 par le grand-père de Franck Julien. Mais cette activité n'est qu'un des huit métiers d'Atalian, tous liés aux fonctions support des entreprises : nettoyage, multitechnique, bâtiment, sécurité, espaces verts, accueil, hygiène et transport, le dernier fleuron du groupe. « Je pense qu'en termes d'intégration des métiers et de solutions clients, nous avons l'offre la plus complète du marché », avance Franck Julien. Toujours à l'affût d'une opportunité de développement, Atalian pousse, à présent, les feux dans le domaine de l'assistance aéroportuaire. Associée à City One, sa filiale spécialisée dans l'accueil, l'entreprise vient d'être choisie par Air France pour les prestations d'escale à Toulouse-Blagnac. Les rachats successifs d'Eurogem et de Veolia Propreté ont fait passer les effectifs de 26.000 à 44.000 salariés. Une intégration qui semble bien se passer. « Ces rapprochements ont été réalisés dans de bonnes conditions. Le mariage entre les cultures d'entreprise s'est bien opér頻, assure Franck Julien. Surtout, ces opérations n'ont pas obéré les capacités d'expansion du groupe à l'international. Parti hors des frontières hexagonales pour suivre ses clients, Atalian reproduit la même stratégie d'un marché à l'autre. « Nous commençons par implanter une activité que nous maîtrisons bien et pouvant générer un gros volume d'affaires. A partir de là, nous pouvons nous structurer pour diffuser nos autres métiers », détaille Franck Julien. En regard des attentes des clients qui veulent des prestataires de taille européenne, Atalian, qui s'était d'abord tourné vers les pays de l'Est (Tchéquie et Hongrie, notamment) déplace son centre de gravité vers les pays les plus industrialisés. Il vient ainsi d'ouvrir une filiale à Barcelone et projette d'autres ouvertures à Madrid et en Angleterre. « Nous espérons réaliser 100 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'export dès l'an prochain, précise Franck Julien. Indépendamment de cela, nous essayons de trouver des relais de croissance au-delà de l'Europe ».

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