Lazard redevient rentable malgré un marché morose

Lazard sort la tête de l'eau. La banque d'affaires franco-américaine a retrouvé des résultats positifs au deuxième trimestre 2010. Son bénéfice a atteint 44,5 millions de dollars, soit une hausse de 58 % par rapport à l'an passé. Mais l'exercice 2009, négatif, s'était révélé comme le plus mauvais depuis 2003. Lazard met surtout fin à une série de deux trimestres dans le rouge, dont 142 millions de perte fin 2009. Les réductions d'effectifs (15 % des banquiers seniors) et les modifications de contrats de certains banquiers ont permis de maîtriser les coûts.Optimisme mesuréMais la banque dirigée par Ken Jacobs profite surtout d'une bonne tenue de ses revenus dans ses deux principaux métiers. Le conseil en fusions-acquisitions a réalisé 145 millions de dollars de revenus, en hausse de 8%. Cette performance reste louable dans un marché en berne, le volume mondial des transactions ayant stagné au premier semestre mais baissé de 10 % au deuxième trimestre, selon les données de ThomsonReuters. Lazard a notamment conseillé Continental dans sa fusion avec United Airlines, Honeywell dans son rachat du français Sperian ou encore la caisse d'épargne de Madrid pour son rapprochement avec plusieurs autres caisses espagnoles. L'avenir ne s'annonce pas euphorique pour autant. La banque observe « un redressement graduel mais irrégulier du cycle » a déclaré son PDG Ken Jacobs. Une manière de souligner sa prudence et un optimisme mesuré.Signe que le cycle baissier commence à basculer, les revenus tirés des opérations de restructuration reculent pour la première fois depuis deux ans (? 14 %) à près de 80 millions de dollars.La belle surprise provient de la gestion d'actifs où Lazard confirme la bonne tenue de ses résultats. Les revenus de son deuxième « pilier », comme aiment à le rappeler ses dirigeants ont progressé de 58 % à 370 millions de dollars. Ce niveau est d'ores et déjà plus élevé que celui du premier semestre 2007, avant que la crise n'éclate. Profitant des difficultés des grandes banques d'investissement, Lazard a engrangé 5 milliards de dollars d'afflux nets de capitaux. M. Pe.

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