EDF/ Veolia : Proglio porte devant les tribunaux la guerre contre Frérot

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L’histoire pourrait être drôle si elle ne concernait pas des groupes qui emploient en France des milliers de personnes. Henri Proglio, à l’époque à la tête de Veolia, avait fait signer en décembre 2000 à EDF, alors dirigé par son « ami » François Roussely, un accord créant une filiale commune aux deux groupes, Dalkia, qui liait les mains d’EDF. En un mot : les deux groupes sont à 50/50 sur les activités inerlantaionales de cette filiale de très rentables services énergétiques (gestion de réseaux de chaleur, de gros systèmes de chauffage…) mais EDF n’a que 34% des activités France. Une option, à lever avant fin septembre 2005, donnait en théorie le droit à EDF de monter à 50%. Mais pour cela, il lui fallait obtenir …. l’accord de Veolia. Inutile de dire que Veolia ne l’a jamais donné. Bref, une option qui n’en n\'était pas une.La trêve rompue début 2012 lors du putsch de Proglio sur VeoliaSi Proglio, à la tête de Veolia, se réjouissait de bon « coup » fait à son « ami » Roussely, une fois à la tête d’EDF, cela lui a semblé moins drôle. Surtout à mesure que son hostilité montait à l’encontre de son ex lieutenant Frérot qui lui succède à la tête de Veolia. En décembre 2011, à l’occasion d’une trève, les deux groupes s’étaient mis d’accord pour que cet actionnariat change. Quelques semaines après, Proglio tentait de faire débarquer Frérot de Veolia pour le remplacer par Jean-Louis Borloo. La trêve était rompue.EDF aurait réagi face à la menace d\'un rapprochement Veolia/SuezAujourd’hui, nouvel épisode. EDF va en justice pour tenter de monter à 50% dans la filiale France. Difficile de connaître le fondement juridique de l’assignation. L\'électricien, semble-t-il, considère que le pacte initial entre les deux groupes prévoit un partage des pouvoirs et une montée d\'EDF à 50%, indépendamment de l\'option qui a expiré en septembre 2005. L\'entourage d\'EDF affirme que l\'initiative juridique est liée à la révélation le week-end dernier de projets de rapprochement entre Veolia et Suez Environnement. \"Nous devons perserver nos intérêts face à la menace de voir Dalkia tomber dans l\'escarcelle de notre concurrent GDF Suez\", souligne-t-on.Les deux groupes se tiennent par la barbichetteUne seule certitude : Veolia est acculé à négocier car, faute d’accord avec EDF, le groupe de services à l’environnement ne pourra plus consolider cette filiale dans ses comptes à partir du 1er janvier 2013, en raison d’un changement de normes comptables. Mais les deux géants se tiennent par la barbichette puisque Veolia affirme avoir fourni l’essentiel des financements de Dalkia et pourrait de son côté exiger qu’EDF se mette à niveau. D’autant que d’importants emprunts arrivent à échéance à la fin de l’année. La tâche sera ardue pour le tribunal de commerce. Selon Le Monde, la première audience est prévue le 22 novembre.  

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