Les inégalités de patrimoine et de niveau de vie se sont sensiblement creusées pendant les années 2000
La Tribune
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Entre 1997 et 2009, la masse de patrimoine brut détenu par le ménages a été multipliée par 1,9 en euros constants, celle des niveaux de vie par 1,3, affirme l\'Insee dans son « portrait social »qui paraît ce mercredi. Mais cette évolution globale masque des disparités. Les inégalités se sont creusées durant les années 2000, confirme l\'Insee, qui a affiné son diagnostic à ce sujet. Les inégalités de patrimoine,d\'abord. Celles-ci se sont nettement accrues, en liaison avec l\'envolée des prix de l\'immobilier. Le total de patrimoine détenu par les 30% de ménages les moins riches a augmenté moins vite que les prix (d\'où une baisse en euros constants). Car ces ménages ne sont pas propriétaires de biens immobiliers. En revanche, si l\'on considère les 60% ménages les plus fortunés, qui sont propriétaires de leur logement, la valeur de leur patrimoine a crû de 85 à 92%, selon les niveaux de richesse. La contribution de l\'immobilier à cette hausse est essentielle, elle est toutefois un peu moins élevée pour les 10% les plus riches. Pour ces derniers, les éléments financiers ont aussi contribué, à hauteur de 40%, à la croissance du patrimoine.Les 10% de ménages les plus riches possèdent 50% du patrimoine globalS\'agissant des niveaux de vie, « les disparité se sont aussi creusées » souligne l\'Insee. Mais dans une moindre mesure. Entre 1997 et 2009, le niveau de vie moyen des 10% de personnes les plus aisées a progressé fortement, de 29% (en euros constants). En revanche, pour toutes les autres, la hausse a été inférieure ou égale à 20%. Elle est plus proche de 17% pour les 10 % les moins aisés, et pour ceux qui se situent entre le 8ème et 9ème décile (juste en dessous des 10% les plus riches). Au total, les 10% de ménages les mieux dotés en patrimoine détiennent la moitié de la masse totale de celui-ci, souligne l\'Insee.
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