Hamon rejoint Montebourg sur le dossier ArcelorMittal

Invité ce mercredi sur RFI, Benoît Hamon, le ministre délégué à l\'Economie Sociale et Solidaire et à la Consommation a mis les choses en clair sur le dossier ArcelorMittal. Selon le ministre, la stratégie du groupe n\'est pas une stratégie de long terme, qui serait basée sur l\'emploi ou l\'innovation, mais une stratégie de court terme purement financière. Une stratégie de long terme« Nous voulons remettre des moyens et du long terme dans notre stratégie industrielle afin de cesser de voir notre outil de production dépendre des stratégies court-termistes d\'un certain nombre de grands groupes industriels. Ce qui nous intéresse, ce n\'est pas qui est propriétaire du site mais qui aura une stratégie industrielle qui développera l\'outil sidérurgique en France », a t-il expliqué.La semaine dernière, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif avait évoqué la possibilité de nationaliser le site lorrain ArcelorMittal située à Florange, en Moselle. Une nationalisation qui concernerait l’ensemble du site de production, la partie chaude non rentable dont Mittal veut se séparer, et la partie froide que le géant indien de la sidérurgie veut conserver. Pour Benoît Hamon, ceux qui s\'opposent à la nationalisation temporaire, le font par « idéologie pure ». « Aujourd\'hui, l\'emploi industriel est en crise avec la perte de 750.000 emplois en dix ans, pour que cesse l\'hémorragie, il faut faire en sorte que ces emplois ne dépendent plus des stratégies court termistes des grands groupes ». Samedi expirera le délai accordé par le groupe par le tribunal de commerce pour trouver un repreneur. La fermeture du site deviendra ensuite réalité si aucun repreneur de la partie chaude ne se manifeste avant cette date butoir.Montebourg de moins en moins isoléAlors que l’entretien organisé mardi entre François Hollande et Lakshmi Mittal, le président du groupe indien n’a débouché sur aucune avancée concrète, Arnaud Montebourg voit le nombre de ses partisans gonfler. « Il y a une sorte d\'unité nationale qui se construit progressivement autour du projet de nationalisation temporaire », a déclaré M. Montebourg mardi à l\'Assemblée nationale, égrenant la liste des soutiens à sa proposition dont le député UMP Henri Guaino, le président du MoDem, François Bayrou, ou le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.Quarante députés socialistes ont même signé un appel de soutien à la proposition Montebourg. D\'autres, d\'accord sur le fond, regrettent cependant le ton virulent employé par M. Montebourg face à la direction d\'ArcelorMittal. 

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