La place étudie la création d'un fonds d'incubation pour attirer les sociétés de gestion

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Comme troisième axe de développement de l'industrie de la gestion d'actifs en France, le Haut Comité de place (HCP) souhaite « faciliter le développement, à Paris, de sociétés et de techniques de gestion innovantes dans un cadre sécurisé ». Sont principalement ciblées les sociétés de gestion alternative. Pour cela, la place réfléchit à la création d'un fonds d'incubation. « L'obtention de ?seed money? [capitaux d'amorçage] est un point noir de la gestion alternative en France vis-à-vis de Londres, constate Bertrand Gibeau du cabinet Reinhold & Partners et auteur d'une étude sur la gestion alternative. Une des préconisations de notre étude est que la France devrait s'inspirer du modèle hollandais avec IMQubator qui investit dans des sociétés de gestion innovantes avec comme seule contrainte pour celles sélectionnées de s'installer aux Pays-Bas. » Les Bataves mettent même à disposition des locaux. L'argent investi dans les jeunes pousses provient principalement du fonds de pension APG. « En France, l'idéal serait d'envisager un partenariat entre privé et public afin de montrer l'implication de nos dirigeants, propose Bernard Gibeau. Cela serait un signal rassurant vis-à-vis de gérants étrangers désireux de s'établir en France. »Mieux rémunérerMais pour faire revenir les gérants qui sont partis, et retenir ceux qui seraient tentés de s'installer au Royaume-Uni où les rémunérations nettes après prélèvements fiscaux sont nettement supérieures, le HCP recommande « de permettre aux sociétés de gestion de rémunérer leurs collaborateurs selon les standards européens et qu'ils peuvent bénéficier de dispositifs alignant leurs intérêts sur ceux de leurs clients ». La rémunération des gérants pourrait dépendre du risque et du rendement délivré, qu'ils feraient prendre à leurs investisseurs, ce qui serait supérieur à des commissions de performances. Ou alors faire, comme dans les pays anglo-saxons, du « carried interest », soumis au régime fiscal sur les plus-values. T. S.

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