Le capital-risque de plus en plus intéressé par les « cleantechs »

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Les « cleantechs » sont à l'honneur cette semaine. Alors que s'ouvre mardi le salon Polutech, se tient par ailleurs ce lundi ainsi que demain le Clean Green Event, aux Salons Hoche. L'événement se veut le premier rendez-vous européen de l'investissement pour les sociétés au modèle économique innovant portées sur les métiers de l'environnement. Le concept est simple. Un peu sur le modèle des « first tuesday » à la belle époque de la nouvelle économie et des start-up, les investisseurs viennent à la rencontre des jeunes pousses « vertes » en recherche de financement. À la différence près que, changement d'époque, c'est désormais le « green business » qui est à l'honneur. En tout, 35 sociétés françaises et internationales vont rencontrer en face-à-face 70 investisseurs gérants de fonds de capital développement ou de venture capital. Au total, « près de six cents rendez-vous en ?one-to-one? sont fixés entre ces sociétés et les investisseurs, chiffre sans précédent, se réjouit Francis Bader, président de CF&B Communication, concepteur et organisateur de l'événement. Ce qui signifie que les sociétés présentes rencontreront en moyenne 14 investisseurs potentiels durant les deux jours ».Profils variésLa présence en nombre d'investisseurs français et étrangers est loin d'être anodine. Pourtant elle peut paraître surprenante. Au regard notamment de la défiance marquée par ces derniers pour les valeurs vertes en Bourse depuis la crise financière et dans un contexte d'aversion continue au risque. Mais ce qui vaut pour les activités traditionnelles des énergies renouvelables ne vaut pas obligatoirement pour les « cleantechs », véritables laboratoires de croissance du futur qui aiguisent l'appétit des investisseurs. Les candidats en recherche de financement (2e ou 3e tour) ont des profils aussi divers que variés. Les sociétés présentes produisent diversement des biocides biologiques contre les légionelles et les amibes, des systèmes de climatisation par géothermie, des additifs vert pour la synthèse du plastique, des éco-habitats modulaires actifs. D'autres sont sur des créneaux plus « classiques » comme la production d'électricité photovoltaïque, l'optimisation du rendement des centrales solaires ou le développement de solutions de covoiturage.Au-delà de la levée des fonds, il s'agit aussi pour les investisseurs de se former à l'univers des « cleantechs », relativement vaste comme en témoigne l'éventail de domaines représentés. Assez vaste pour qu'ils ne maîtrisent pas totalement les subtilités de certaines technologies, de certaines logiques sectorielles et financières. L'occasion pour eux d'apprendre et de se positionner en amont d'un univers aux perspectives exponentielles. Si le poids économique des « cleantechs » reste aujourd'hui marginal, il devrait selon les projections du Cleantech Group peser près de 3.500 milliards de dollars à l'horizon 2020 et atteindre 15 % du PIB de certains pays comme l'Allemagne.

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