L'encours de crédit poursuit sa reprise

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Mois après mois, la croissance de l'encours de crédit au secteur privé en France confirme son redressement. Néanmoins, en termes historiques, il est difficile de parler de normalisation avec une croissance de 3,6 % en octobre dernier (sur un rythme annualisé) à 1951 milliards d'euros. Trois mois plus tôt, en août, l'augmentation de l'encours était de 3 %. En rythme trimestriel annualisé, l'accentuation est plus forte encore : +3,1 % en août, +4,3 % en octobre. Ainsi, l'année pourrait finir sur une croissance proche du double de l'année 2009. Mais ce cru est atypique, marqué par un effondrement après des années d'euphorie (plus de 8 % en 2008). C'est sur le segment des entreprises que l'inversement de tendance est le plus net. En octobre dernier, la croissance de l'encours s'établissait à 1,1 %, après 0,4 % en août. Il y a un an, elle était négative de 2 %. Néanmoins, les crédits de trésorerie restent encore très largement négatifs (-5,5 %), même si la performance est nettement meilleure qu'il y a un an (-16 %). Impact de Bâle IIIS'agissant des crédits aux investissements, malgré une embellie entre mai 2009 et avril 2010, le rythme s'essoufle (+ 2,9 %). C'est dans ce contexte que les banques se sont d'ailleurs résolues le mois dernier à accepter la prolongation de la médiation du crédit pendant encore deux années. Et de toute manière, la crainte des banques, exprimée à plusieurs reprises depuis un an, d'une restriction du crédit du fait des exigences renforcées de fonds propres (Bâle III) pourrait bien justifier une croissance modérée à moyen terme. S'agissant des seules petites et moyennes entreprises, il faudra attendre le printemps pour savoir si les établissements bancaires ont rempli l'engagement qu'ils avaient pris début 2010 de mettre à leur disposition 96 milliards d'euros. S'agissant des crédits à l'habitat des ménages, les chiffres d'octobre affichent une croissance continue depuis un an (778 milliards d'euros), à + 6,8 %.

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