Plastivaloire sort renforcé de la crise

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Bien installé sur les marchés de la plasturgie pour l'automobile et de la télévision, le groupe Plastivaloire représente un bon baromètre de l'état de la crise. À cet égard, son dernier exercice 2009-2010 est prometteur avec 220,3 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit une hausse de 34 %, et un résultat opérationnel proche de 11 millions. « Nous sommes sans doute sortis de la crise, explique Patrick Findeling, président de cette PME familiale installée à Langeais près de Tours (Indre-et-Loire), forte de 2.000 salariés et d'une quinzaine de sites en Europe. Mais il y a encore des séquelles. »Il y a quelques mois encore le groupe avait dû réduire la voilure dans ses unités régionales de Chinon et Langeais. Mais, dans le même temps, il reprenait les actifs de l'équipementier automobile Automotive Plastics avec quatre sites de production dans l'Orne, en Charente-Maritime, dans le Doubs et en Slovaquie. Avec cette acquisition désormais « digérée », l'automobile représente aujourd'hui 50 % de l'activité contre 34 % l'an passé. « Nous avons retrouvé nos positions de 2008 d'avant la crise, souligne le président. C'est le résultat probant de notre positionnement ». Plastivaloire a en effet abandonné les productions d'entrée de gamme au profit des plastiques techniques, complexes et de haute technologie. Pour accompagner ce développement du secteur automobile l'entreprise vient d'investir 4 millions d'euros dans la construction d'une seconde unité en Tunisie qui sera opérationnelle en fin d'année ou début 2011.À l'inverse de l'automobile, le marché de la télévision, pourtant globalement porteur, accuse un recul de 4 % chez Plastivaloire. « L'écran plat ne nous réussit pas ! ironise Patrick Findeling. Sa faible épaisseur nécessite bien moins de plastiques que dans les anciens téléviseurs. Les séries sont importantes, mais les volumes globaux moindres. » Les perspectives dans ce domaine restent très moroses. C'est pourquoi une unité de production avec une centaine de salariés qui avait été ouverte en 2006 en Hongrie, à côté d'une usine Philips TV, vient d'être fermée et ses équipements transférés dans un autre site, en Roumanie.Par-delà ces marchés de grande consommation le groupe cherche aussi des relais de croissance interne. Il mise en particulier sur l'industrie électrique avec laquelle le volume d'activité a atteint 30 millions, en hausse de 34 %. « Les grands industriels de l'électricité se recentrent sur la conception, la R&D et externalisent désormais leurs productions de grandes séries, c'est un atout pour nous », se réjouit Patrick Findeling. D'autres indicateurs laissent entrevoir une activité future bien orientée. Ainsi, la production de moules, synonymes de productions ultérieures, a crû de 12 %.Relais de croissancePatrick Findeling veut faire de son groupe une référence, voire un leader européen. Il mise pour cela sur une internationalisation croissante et sur de nouvelles acquisitions européennes. « Notre situation financière est saine et respectée, insiste le PDG, cela nous accorde une certaine liberté pour grandir encore. »

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