La Hongrie devra défendre la zone euro sans en être membre

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Si l'Europe a finalement été bien défendue par la Belgique (voir ci-dessus), d'aucuns doutent de la crédibilité de la prochaine présidence de l'Union européenne, dévolue à la Hongrie pour six mois à partir du 1er janvier. Comme la Belgique, la Hongrie a de nombreux problèmes à régler à la maison. La crise économique a eu des répercusions si fortes chez elle qu'elle a dû faire appel au Fonds monétaire international et à d'autres prêteurs pour une aide totalisant 20 milliards d'euros, débloquée à la fin 2008. Depuis, elle doit faire preuve d'une discipline budgétaire de fer. Situation instableOr les dernières recettes pour remplir les coffres, à base, notamment, de taxes temporaires sur certaines entreprises, ne sont pas du goût des économistes. Pas plus, d'ailleurs, qu'une nouvelle loi bridant la liberté de la presse n'a eu l'heur de plaire aux Européens. Enfin, le gouvernement de centre-droit est pris dans un bras de fer avec la banque centrale, celle-ci demandant de vrais efforts budgétaires, celui-là exigeant - en vain - un coup de pouce sur les taux d'intérêt. La situation est si instable que la Hongrie, dont le ratio de dette sur PIB est de 80 %, a vu la note de sa dette souveraine dégradée (à un niveau frôlant les junk bonds) il y a quelques jours. « Last but not least », le ministre des affaires étrangères, Janos Martonyi, a beau répéter que la priorité de son pays, c'est de « stabiliser la zone euro », son pays n'a pas encore adopté la monnaie unique. La Hongrie croit en tout cas en sa présidence, et en plus de défendre l'euro, ambitionne de libérer l'Europe de la tutelle russe en matière de gaz ou encore d'améliorer le sort des roms - rien moins. L. J. B.

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