« Il faut favoriser le débat sur les priorités françaises de la construction européenne »

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STRONG>Houtman Anne Chef de la Représentation de la Commission européenne en FrancePourquoi la commission européenne a-t-elle besoin d'une représentation à Paris ?Il s'agit non seulement d'expliquer le travail fait à Bruxelles, mais aussi de cerner les sujets susceptibles de provoquer des blocages. Nos interlocuteurs se trouvent désormais dans les ministères, au Sénat, à l'Assemblée, dans les milieux économiques et sociaux ainsi que dans les différentes associations à vocation européenne. De même, nous faisons remonter vers Bruxelles la teneur des débats sur l'Europe qui ont lieu en France. Comment approfondir cette intégration européenne ?Il faut favoriser le débat en France sur la définition des priorités dans le cadre du budget européen : quels sont les secteurs où une véritable valeur ajoutée européenne pourrait être apportée, où l'investissement d'un euro au niveau européen est plus avantageux pour un pays qu'un euro investi au niveau national. C'est le cas de la recherche, où un programme européen serait plus efficace que l'addition de programmes nationaux, mais aussi de la politique agricole commune (PAC), des transports et encore de l'énergie, où les investissements devraient être pensés au niveau européen en raison de leur caractère structurant. Pourquoi la communication est-elle si difficile ?L'Union européenne compte de nombreuses langues. Or, les mêmes mots, même traduits, revêtent une réalité différente selon les pays. Les Français, par exemple, ont une perception positive des « services publics ». D'autres Etats, comme l'Allemagne, craignent que Bruxelles légifère dans des domaines relevant des régions. D'autre pays souhaiteraient libéraliser les services publics pour en améliorer l'efficacité. Voilà pourquoi l'UE préfère parler de « services d'intérêt général », comme des services rendus au public, dont les missions sont fixées par les autorités publiques mais peuvent être confiées à des entreprises privées. Propos recueillis par Robert Jules

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