Fillon : rigueur toute, y compris via des hausses de cotisations

Le premier ministre est dans son rôle, celui de père la rigueur. Dans l'interview qu'il a accordée au Figaro de ce samedi, il fait part du projet du gouvernement de ralentir sensiblement la progression de la dépense publique. Sa hausse serait ramenée sous le chiffre de 1% l'an, ainsi que Bercy le laissait entendre depuis plusieurs semaines. Cela ne serait rendu possible que par une modération de la dépense des collectivités locales, et par un ralentissement des dépenses d'assurance maladie, sous les 3% l'an.A cela, le premier ministre ajoute une révision des niches fiscales, dont certaines seront « limitées dans le temps », tandis que les autres seront « plafonnées ». Autant d'impôt à payer en plus pour les contribuables qui ont recours à des dispositifs dérogatoires.Surtout, interrogé sur la future réforme des retraites, le premier ministre évoque avec insistance une possible hausse des cotisations versées à l'assurance vieillesse, en contrepartie d'une diminution des cotisations d'assurance chômage. Prévue en 2003, « l'idée est toujours d'actualité » souligne-t-il. Il évoque aussi, en creux, un report de l'âge départ en retraite, « l'allongement de la durée de cotisation (décidé en 2003), n'ayant pas eu d'effet suffisant sur les comportements ».

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