« L'expatriation fiscale reste une pratique importante »

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STRONG>Christophe Tadié et Fabrice Franzen Associés au sein du pôle « Services financiers » de Bain & Company Le déclin annoncé des banques « offshore » comme UBS s'est-il vérifié ?Dans le cas de la Suisse, le choc prédit en 2009, en pleine affaire UBS aux États-Unis, n'a pas eu lieu. La clientèle « fiscalement non transparente » a pu, dans certains cas, décider de partir ailleurs, comme à Singapour, pour échapper à la pression des régulateurs, mais il n'y a pas eu de transfert massif de capitaux vers l'Asie. C'est un phénomène marginal. En revanche, une chose est certaine : l'expatriation fiscale reste une pratique aussi importante que dans le passé. Par ailleurs, les nombreux accords bilatéraux conclus entre Berne et certains pays sur les questions de fiscalité ont permis de réduire la pression sur les institutions helvétiques. Enfin, l'émergence de nouveaux marchés, comme en Asie et en Amérique latine, constitue un relais de croissance fort pour les grandes banques « offshore ».Mais les banques occidentales sont- elles suffisamment armées pour réussir sur les marchés asiatiques ?Il existe deux marchés dans cette région du monde : celui constitué par la clientèle « affluent », c'est-à-dire haut de gamme, et celui relevant de la gestion de fortune, qui démarre à partir d'un million de dollars d'avoirs financiers. Pour le premier, la concurrence imposée par les acteurs locaux est rude. C'est dans le second marché que les banques privées occidentales ont une carte à jouer. Elles peuvent notamment se reposer sur le portefeuille de clients qu'elles ont constitué dans le passé grâce à leur activité à l'international.Outre l'Asie du Sud-Est, quel est l'eldorado de demain pour les gestionnaires de fortune ?Le Brésil a un potentiel considérable. Les grandes fortunes s'y développent rapidement, grâce aux secteurs de l'agro-alimentaire notamment. Pendant la crise, ce marché a été très résistant, beaucoup plus que l'Asie. Et si les banques brésiliennes, comme Banco Itaù ou Banco do Brasil, dominent le marché, il reste de belles parts de marché à prendre. Propos recueillis par A. M.

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