La folle valse des milliards

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Environ 120 milliards d'euros d'ici la fin 2012, qui dit mieux ? Tel est, au dernier décompte (celui de mercredi), le coût du sauvetage de la Grèce. Les Européens qui s'apprêtent à mettre au pot pour sauver le mauvais élève de la classe pensaient qu'avec 45 milliards d'euros - le plan d'aide fraîchement voté par l'Europe et le FMI -, l'affaire serait réglée. Mais il y a quelques jours, le président de la Bundesbank, Axel Weber, avait déjà fait monter les enchères en estimant qu'Athènes pourrait avoir besoin de 80 milliards d'euros pour éviter la faillite. En traînant les pieds pour apporter son obole, l'Allemagne pourrait même alourdir la facture : un défaut de la Grèce coûterait jusqu'à 200 milliards d'euros aux porteurs de dette du pays, vient de chiffrer l'agence de notation S&P. Un tel risque semble s'éloigner, mais la perte serait douloureuse pour les créanciers d'Athènes : 74 % sont étrangers, parmi lesquels banquiers et assureurs français, allemands et italiens figurent en bonne place. Or ces bailleurs de fonds n'ont pas tous fini de digérer la crise des supbrimes, dont le FMI vient de chiffrer le coût à 2.300 milliards de dollars (1.700 milliards d'euros) pour l'ensemble des institutions financières mondiales. C'est moins affreux que ce que le Fonds annonçait il y a juste un an, 4?.054 milliards de dollars, mais cela ne prend sans doute pas en compte les 92 milliards d'euros de pertes potentielles des banques dans les crédits à l'immobilier commercial au Royaume-Uni, en Espagne et en Irlande que nous annonce aujourd'hui S&P. À chaque jour suffit sa perte ! La valse des milliards donne la mesure des crises actuelles, mais à force de crier au loup...mmotte@latribune.fr muriel motte

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