L'industrie éolienne s'oppose au Grenelle 2

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André Antolini, président du syndicat des énergies renouvelables (SER), brandit une carte de la Picardie quasiment entièrement recouverte de zones rouges. Une couleur qui désigne les territoires interdits d'éoliennes. « Les dispositions sur l'éolien prévues dans le projet de loi Grenelle 2 conduisent à étouffer le développement de l'industrie éolienne », s'est alarmé le président du SER lors d'une conférence de presse, jeudi à Paris.Ces inquiétudes sont partagées par plusieurs acteurs de la filière, comme la fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC), ou encore l'Union française de l'électricité (UFE). Mais également par de nombreuses ONG écologistes. Mercredi, ce sont plusieurs députés de l'opposition (PS et Verts) qui étaient montés au créneau, accusant « un groupe de députés de la majorit頻 réunis autour de Patrick Ollier (UMP), président de la commission des Affaires économiques, de « rendre impossible un développement de l'éolien » en France.Selon les projections réalisées par le SER, si le projet de loi était adopté sans changement, « environ la moitié des projets [de parcs éoliens ndlr] sera abandonnée ». Avec à la clef, martèle André Antolini, la remise en cause de milliers d'emplois verts. La filière emploie aujourd'hui quelque 10.000 personnes. Elle devrait, si les objectifs du Grenelle de l'environnement sont respectés, en créer plus de 50.000 d'ici 2020. Le Grenelle vert a en effet fixé à 23 % la proportion d'électricité d'origine renouvelable qui devra être produite à cette échéance. Pour atteindre ce chiffre, la France devra ériger quelque 6.000 nouveaux aérogénérateurs dans les dix prochaines années. Autant de nouveaux parcs qui s'ajouteront aux 3.000 éoliennes déjà opérationnelles en France. à l'Assemblée le 4 maiLe projet de loi sera débattu par l'Assemblée à compter du 4 mai. Interrogé sur les convictions qu'il défendra lors des débats, le ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, a botté en touche. « Sur l'éolien, je ne sais pas, à la vérité, quelle est la bonne solution », a-t-il déclaré. Un vent mauvais continue de souffler sur les éoliennes. Rémy J

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