Paris défend une harmonisation sociale européenne

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Nicolas Sarkozy a donné de la voix « contre la spéculation » jeudi. En marge de sa visite à Pékin, le président de la République a affirmé que la France « est totalement déterminée à soutenir l'euro et à soutenir la Grèce », dont le plan de sauvetage est « crédible ». « Le plan qui a été défini par l'Europe sera appliqué de façon importante, nous ne laisserons pas la spéculation agir à son gré pour déstabiliser tel ou tel pays », a insisté le chef de l'État, qui a par ailleurs loué « la parfaite entente entre l'Allemagne et la France » sur ce dossier. François Fillon a de son côté appelé à tirer les leçons de la crise sur le plan intérieur. Le Premier ministre a plaidé pour « une harmonisation progressive » des politiques économiques et sociales des pays de la zone euro. « On ne peut pas avoir la même monnaie et travailler 42  heures dans un pays et 35 heures ou 37 heures dans l'autre. On ne peut pas avoir la même monnaie et partir à la retraite à 67 ans dans un pays et à 56 ans ou 57 ans dans l'autre. Cela ne tiendra pas très longtemps. Ou alors il faut accepter que notre monnaie commune soit menacée », a-t-il averti lors d'un déplacement en banlieue parisienne. Un chantier suivi de prèsLe gouvernement français vient de lancer la concertation sur la réforme des retraites, qui sera présentée à l'automne et sur laquelle Nicolas Sarkozy pourrait s'exprimer avant l'été. Ce chantier est suivi de près par les observateurs économiques. Gêné par son impopularité record, le chef de l'État veut toutefois prouver sa capacité à réformer fortement dans un pays déjà affaibli par le niveau de sa dette et des déficits publics. Dans ce climat économique et social tendu, l'inquiétude des Français est notable. Selon un sondage, trois quarts d'entre eux estiment que leur pays pourrait connaître une situation comparable à celle de la Grèce. Une hypothèse écartée par le ministre du Budget, François Baroin, qui a assuré jeudi qu'il n'y avait « aucun risque de voir la note (de la France) abaissée » par les agences de notation. Hélène Fontanaud

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