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A METTRE EN LIGNE MARDI MATIN TOT EADS-Airbus : les quatre risques de la révolution Enders

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Publié le 29 juillet 2013 à 21:03 - Mis à jour le 29 juillet 2013 à 21:03

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Il était une fois la révolution, selon le PDG d\'EADS, Tom Enders. Depuis qu\'il est est à la tête du géant de l\'aéronautique, il impose à ses troupes à une vitesse supersonique des bouleversements majeurs. Une révolution qui pourrait cette fois peut-être  faire tanguer un peu tanguer la maison. Car Tom Enders veut prendre le nom d\'Airbus, et au-delà surtout, il va changer en profondeur l\'organisation d\'EADS, en créant trois divisions, Airbus Civil Aircraft, Airbus Defence et Airbus Helicopters, qui seront chapeautées sous la coiffe d\'Airbus, comme l\'avait révélé La Tribune le 16 juillet. Cette nouvelle réorganisation est le prolongement de décisions déjà prises depuis son arrivée, notamment celle qui consistait à partager le temps de Thierry Baril (directeur des ressources humaines) et Harald Wilhelm (directeur financier) entre Airbus et EADS et à mettre en place des services partagés dans tout le groupe.Bref, avec cette étape (la dernière ?), Tom Enders, qui ne voulait surtout pas être le patron d\'une holding sans pouvoir - il a d\'ailleurs eu tout le temps d\'observer cette situation quand il était le puissant patron d\'Airbus où il faisait à peu près ce qu\'il voulait  -, va contrôler tout le groupe et réduire l\'influence de ses grands barons. Il sera désormais le patron opérationnel du groupe. Ce qu\'aucun patron exécutif d\'EADS n\'avait jamais réussi à faire depuis sa création. Très clairement, cette restructuration est d\'abord tout bénéfice pour lui. \"Il veut contrôler et avoir le fin mot sur la stratégie de toutes les filiales\", explique un observateur du groupe, qui estime que cette réorganisation était beaucoup plus légitime à la création du groupe quand EADS n\'était pas connu. ce qui n\'est plus vraiment le cas aujourd\'hui, surtout après l\'échec de la fusion avec BAE Systems.Des PDG relégués au rang de patrons de divisionsCette restructuration va donc ramener les actuels patrons de puissantes filiales comme Airbus, Astrium et Eurocopter à de chefs de division. Une réoganisation qui, même si elle est faite aujourd\'hui en bonne intelligence, pourrait à terme dégrader les relations entre les grands patrons du groupe, souvent à cheval sur leur pouvoir et leur visibilité. Qui signera les contrats emblématiques d\'Airbus ? Tom Enders ou Fabrice Brégier, l\'actuel patron d\'Airbus? Celui-ci a semble-t-il des garanties. Mai, avec le temps, les promesses n\'engagent... que ceux qui les écoutent.Le PDG d\'Astrium, François Auque, devra quant à lui rapporter à un Allemand, Bernhard Gerwert, qui va être à la tête d\'Airbus Defence. Cette entité va fusionner les activités de la division défense, Cassidian, de la division espace, Astrium, ainsi que la production d\'avions de transport militaires, Airbus Military. Ce qui est vrai pour les N-1, l\'est aussi pour les N-2, comme par exemple le patron d\'Astrium Satellites, Eric Béranger, ou encore l\'Espagnol qui préside Airbus Military , Domingo Urena-Raso. Ils verront vraisemblablement leurs prérogatives et leur visibilité se réduire. Ce dernier est toutefois pressenti pour succéder à Bernard Gerwert, selon nos informations. Eurocopter disparaîtIl y a eu un long débat en interne autour d\'Eurocopter. La filiale hélicoptériste, une marque mondialement connue et appréciée, devait-elle abandonner son nom ou pas ? Ce sera Airbus Helicopter, Tom Enders a tranché. \"C\'est une signe d\'unité et de solidarité et, puis, changer de nom n\'est pas que négatif\", estime-t-on dans le groupe. En clair, ce qui semble avoit été déterminant, c\'est l\'appellation Euro d\'Eurocopter, qui pouvait poser de temps en temps des problèmes à certains commerciaux lors de campagnes exports.Au-delà, estime-t-on, disposer d\'un portefeuille de plusieurs marques peut protéger lorsqu\'un des produits rencontrent des difficultés. \"Toute la gamme peut être impactée par un problème sur un produit\", explique un observateur. Et disposer de plusieurs marques permet de les protéger face à des attaques spécifiques.Gerwet patron de la dissuasion françaiseEn tant que futur patron d\'Airbus Defence, Bernhard Gerwert sera le patron des activités sensibles de défense, notamment les missiles balistiques nucléaires. Très clairement, cela tique au sein du ministère de la Défense où on attend beaucoup plus d\'explications que celles qui ont été données jusqu\'ici par les patrons d\'EADS, selon nos informations. \"Il faut que EADS nous explique cette organisation, insiste-t-on. Car ce n\'est pas clair et ils ne nous ont jamais exposé dans le détail cette nouvelle organisation\". Les inquiétudes portent principalement sur le missile nucléaire M51 et sur le programme de satellite d\'imagerie spatiale pour la surveillance, la reconnaissance et l\'observation de télécoms, Musis. \"Qui fait les arbitrages sur les allocations de budget ? En général, c\'est le patron de la division\", rappelle-t-on à La Tribune.La barre de 10 % de mage opérationnelle Ce qui est sûr, c\'est que le choix de lancement des nouveaux programmes sera beaucoup, beaucoup plus sélectif au regard des critères de rentabilité désormais exigés Car l\'objectif avoué de Tom Enders est d\'atteindre 10 % de marge. Et cela semble même un minimum pour lui. Ce que certains programmes auront bien du mal à respecter. \"Fini le temps où on se faisait dicter les programmes par les directeurs des ventes trop sûrs de leur fait\", lâche-t-on dans le groupe. Cette nouvelle stratégie pourrait être fatale à certains projets.

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