Les marchés en proie au scepticisme

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Trop beau pour durer. Après un printemps calamiteux avec la crise grecque dans la zone euro, le rebond du mois de juillet soutenu par la bonne qualité des résultats semestriels des entreprises promettait une fin d'été sans ombrage sur les places financières.Il n'en fut rien. Quel que soit l'indice scruté sur la planète finance, le constat est le même. Les marchés ont reculé au mois d'août. En Europe, le CAC 40 a cédé plus de 4 %, le Stoxx 600 près de 2 %. Idem outre-Atlantique avec des reculs de 4 % à 6 % pour les grands indices américains et, dans une moindre mesure, identiques pour les places asiatiques, avec des baisses de 2 % pour le Hang Seng et de 1 % pour le Shanghai Composite.morositéUne tendance baissière, mais pas si marquée que cela, caractérisant plus une morosité empreinte d'incertitudes qu'une véritable défiance à l'égard des marchés d'actions. Les bons chiffres semestriels digérés par les investisseurs, ce sont les indicateurs macroéconomiques qui ont repris rapidement les commandes au début du mois d'août. Avec en ligne de mire, la solidité de la reprise de la première économie mondiale. Or, celle-ci s'avère plus fragile que prévu aux États-Unis au regard des chiffres délivrés sur le front de l'immobilier et de l'emploi. Au point que la Réserve fédérale américaine avouait, il y a quinze jours, que l'économie n'était pas encore sortie de l'ornière et que la reprise ne serait pas si franche que cela. La faible croissance en zone euro, de seulement 1 % sur le dernier trimestre (tirée essentiellement par l'Allemagne), n'est pas plus engageante. Sans oublier les mesures de resserrement du crédit prises par Pékin pour éviter la surchauffe et qui devraient, selon les autorités chinoises, peser sur la croissance. Autant de paramètres et d'interrogations qui ont plongé des marchés déjà attentistes dans un scepticisme plus profond. Motivant ainsi les investisseurs à se tenir à l'écart des actions. Reste à espérer que le retour des OPA et les trésoreries abondantes (laissant entrevoir de juteux dividendes l'an prochain) les inciteront à faire volte-face. G. V.

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