Le Conseil international des grains relance la hausse du blé
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La reprise de la hausse des cours du blé initiée jeudi s'est poursuivie à la veille du week-end après que le Conseil international des grains a abaissé ses prévisions de production mondiale pour la campagne en cours. À Chicago, le blé pour livraison décembre cotait vendredi soir 6,98 dollars le boisseau. La moisson de blé de la planète pourrait, selon l'institution internationale basée à Londres ne pas dépasser 657 millions de tonnes, soit 1,1 % de moins que les prévisions affichées il y a un mois. La poursuite de la sécheresse en Russie, Ukraine et Australie et les pluies excessives dans l'Union européenne sont responsables de cette nouvelle révision à la baisse. De son côté Vladimir Poutine, le Premier ministre russe a annoncé vendredi que la Russie ne souffrirait pas d'un déficit de céréales malgré la sécheresse qui a ravagé son agriculture et provoqué une envolée des cours mondiaux. « Suite à la mauvaise récolte, naturellement, la question se pose de savoir s'il y aura un déficit (...) Il n'y en a pas eu et il n'y en aura pas », a-t-il assuré, selon les agences russes, en marge d'un voyage dans l'extrême orient du pays. Réserves conséquentesLe gouvernement russe a abaissé à la mi-août à 60-65 millions de tonnes sa prévision de récolte de céréales pour 2010, contre 95 millions de tonnes initialement prévues. Un embargo sur les exportations a, du coup, été décrété du 15 août jusqu'à la fin de l'année, provoquant une hausse des cours mondiaux qui avaient anticipé cette décision en culminant le 6 août à 8,68 dollars le boisseau à Chicago. Selon le Premier ministre, la Russie possède des réserves conséquentes de céréales, si bien que, même avec une récolte réduite, la demande intérieure russe (77-78 millions de tonnes annuelles) sera couverte. C.T. (avec agences)
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