L'éditorial de Alain-Gabriel Verdevoye

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Berline compacte de luxe Citroën DS4, familiale Peugeot 508 et haut de gamme Renault Latitude côté français, 4x4 BMW X3 ou coupé-limousine Mercedes CLS côté allemand... Avec ces grandes nouveautés du Mondial, l'industrie européenne démontre qu'elle est sortie de la crise. Et les séduisants prototypes de salon, genre Renault Zoé électrique ou Citroën Lacoste minimaliste, prouvent que les constructeurs ont des idées pour l'avenir. Rassurant. Après avoir frôlé la catastrophe, l'automobile du Vieux Continent sort a priori de la crise en belle santé. PSA a engrangé un bénéfice net de 680 millions d'euros au premier semestre, après près de 1 milliard de perte un an plus tôt. Renault atteint les 823 millions, contre 2,7 milliards de déficit. Fiers de leur santé retrouvée, les deux groupes tricolores ont d'ailleurs royalement annoncé le remboursement par anticipation d'un tiers des prêts accordés d'urgence par l'État français l'an dernier. Cette spectaculaire amélioration des finances s'explique essentiellement par un net redressement des ventes. Renault a accru ses volumes semestriels de 21,7 % à 1,35 million d'unités, PSA de 17 % à 1,85 million.Mais cette embellie reste fragile. Les constructeurs européens et notamment français sont en effet portés par le boom des marchés asiatiques, notamment chinois. Ils profitent aussi de bonnes progressions en Amérique du Sud. ?Si les marques allemandes tirent également parti de la reprise aux États-Unis, ce n'est en revanche pas le cas pour Renault et PSA, absents outre-Atlantique. Mais le gros hic demeure le marché intérieur européen, qui replonge en cette deuxième partie de l'année, à cause de la fin ou de la diminution des primes ?à la casse. Pourtant, le rêve est toujours là.

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