La grogne sociale monte chez Société Générale

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queLes tours de la Société Généralecute; Générale à La Défense ont failli tanguer hier matin. L'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO-SNB a en effet claqué la porte de la deuxième réunion de négociation annuelle obligatoire (NAO) après un échange d'amabilités avec le nouveau responsable des affaires sociales, Jean-François Climent. En cause, le refus de la direction de négocier l'intégration au salaire annuel de la prime exceptionnelle de 25 % du salaire mensuel payée début 2009, ce qui représente une augmentation de 2,1 %. « Climent nous a décrit une situation apocalyptique, en affirmant que Société Généralecute; Générale devait d'abord sauvegarder l'emploi », relate un représentant syndical. Un discours inacceptable pour beaucoup de salariés, qui estiment s'être dépensés sans compter pour redresser la barre tandis que le navire traversait une série de tempêtes, entre l'affaire Kerviel, la crise financière et les scandales sur les rémunérations des dirigeants et des traders. « Quand on voit le montant des bonus versés à certains, on ne comprend pas que la direction mégote pour 24 millions d'euros par an », s'insurge un syndicaliste. Pour un autre, « c'est la fin de l'union sacrée proclamée après l'affaire Kerviel ». Dans la foulée, les syndicats ont décidé d'appeler à une journée de grève le 24 novembre, qui doit être annoncée par tract aujourd'hui. Ils se sont aussi mis d'accord pour lancer une « contre-enquête » sur l'emploi du temps des conseillers de clientèle. La direction compte en effet leur attribuer à l'avenir 1.200 clients, au lieu de 1.000 en moyenne aujourd'hui, arguant que le développement des automates et des canaux à distance leur fera gagner 45 minutes par jour. Benjamin Jullien

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