Technofolies

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Aux États-Unis, on ne connaît pas la mesure et les marchés boursiers vont plus souvent chercher leur inspiration à Las Vegas que dans le Nebraska de Warren Buffett. Cette semaine, il y avait comme un goût de bulle Internet sur le Nasdaq après l'annonce des résultats d'Amazon. J'ai tout d'un coup eu l'impression d'avoir rajeuni de 19 ans ! Amazon atteignait son plus-haut le 26 octobre, après 30?% de hausse en ligne droite à la suite de l'annonce de ses résultats, et affichait un cours supérieur au précédent record de décembre 1999 au plus fort de l'hystérie Internet ! Il faut dire qu'en dix ans l'entreprise est passée du statut de fantasme en pertes à celui de leader incontesté du secteur. Et que dans la même période, l'action a perdu 90?% de sa valeur avant de rebondir? Mais tout de même? Amazon se paie aujourd'hui près de 90 fois ses résultats. Est-ce bien raisonnable? Même euphorie sur Apple avec un record historique au-dessus de 200 dollars alors que en début d'année 2009, l'action ne dépassait pas les 80 dollars. Du coup, le Nasdaq s'est affolé, les cloches ont retenti et ont largement couvert le bruit de la clochette du New York Stock Exchange : vive 1999 ! Vive 1999 ! Les arguments d'investissement en faveur du secteur technologique sont nombreux et irréfutables : Amazon, Micosoft, Apple, Google sont des vraies success stories. Des success stories à l'américaine car certaines ont connu une descente aux enfers boursiers, ont survécu et rebondi. Mais l'instinct grégaire frappe à nouveau. Les valorisations s'affolent et leur justification relève plus du fantasme que de la réalité fondamentale. Tout a un prix. Même le rêve. Assurez-nous que votre attraction pour votre iPhone et ses applications n'occulte pas votre jugement boursier? nPar Marc Fiorentino, PDG d'Allofinance.com

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