Le plan irlandais profite à la Grèce
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L'information a été reléguée au second plan dimanche parmi les détails des mesures annoncées par les grands argentiers de la zone euro. Pourtant, elle sonne comme un aveu : les exigences du prêt accordé cette année à la Grèce sont intenables. Les ministres des Finances et de l'Économie de la zone euro ont en effet promis à Athènes un allongement de la durée du remboursement des 110 milliards d'euros du plan d'aide sur trois ans accordé par l'Union européenne et le FMI. Les ministres sont en effet convenus de « rapidement examiner la nécessité d'aligner les maturités des dettes de la Grèce sur celles de l'Irlande ». Un tel alignement permettrait à Athènes de bénéficier de 4 ans et demi supplémentaires. Cela tombe bien, car la république hellénique devrait avoir des difficultés à honorer certaines échéances dès 2011, malgré l'élaboration d'un budget plus sévère pour l'an prochain. Le FMI avait d'ailleurs évoqué la piste d'un prêt relais en cas de nécessité. Pour Athènes, le début du remboursement du prêt européen-FMI devait initialement s'étaler de 2013 à 2015. Le FMI estime que la Grèce devrait emprunter 53,2 milliards d'euros en 2013, mais 70,8 milliards d'euros en 2014, un bond dû à la charge du début du remboursement du prêt européen-FMI. Cet étalement du remboursement jusqu'à 2021 s'accompagnera d'un ajustement à la hausse du taux d'intérêt, initialement fixé à 5,2 %. Robert Jule
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