Qui paiera la facture de la dette ?

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Trop flou ou trop menaçant pour les investisseurs en emprunts d'États. Le mécanisme de gestion des crises de la dette et le plan d'aide de 85 milliards d'euros à l'Irlande annoncés dimanche soir par les ministres des Finances de la zone euro n'ont de toute évidence pas convaincu les premiers intéressés. Sur les marchés, l'accueil a finalement été exécrable. Si les indices boursiers européens ont d'abord salué l'annonce de la veille, ils sont bien vite revenus dans le rouge (le CAC dévissant de 2,46 %), le soulagement initial ayant laissé place à l'inquiétude déjà visible dans la matinée du côté des marchés obligataire et monétaire. Les taux portugais, italiens et espagnols se sont ainsi fortement tendus, à mesure que les craintes d'un effet domino s'accentuaient. Mettant à nouveau l'euro sous pression (passé dans la journée sous 1,31 dollar), tout comme les établissements bancaires, plus que jamais dans le collimateur des investisseurs. L'accord signé par les dirigeants européens a, certes, le mérite, de clarifier la situation. La cohésion européenne est toutefois largement remise en question tout comme la convergence des taux d'intérêt. Un grand écart en perspective qui désempare les investisseurs internationaux. Certes, la facture de la dette, que des États comme l'Irlande ou peut-être bientôt le Portugal ne parviennent plus à payer seuls, sera désormais partagée. Non seulement les États solvables « forts » et donc leurs contribuables aideront les pays plus faibles mais aussi les créanciers privés détenteurs des emprunts d'État. Mais le mécanisme annoncé recèle encore bien des inconnues. P. B.-B. et F. P. W.

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